· De Arthur La Tortue
Conversation autour de l’avion : comment apprendre à demander de l’aide pour soi ou pour les autres avec Arthur la tortue ?
Comment apprendre aux enfants de 3 à 6 ans à demander de l’aide, pour eux-mêmes ou pour quelqu’un d’autre ? Un voyage en avion peut devenir une séance d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) pour les enfants de 3 à 6 ans. À travers sept illustrations, Aliénor, l’amie d’Arthur la Tortue, perd sa maman de vue à l’aéroport, ne trouve plus son terminal, craint de rater son avion, n’arrive pas à soulever sa valise, aide son ami Albert en fauteuil roulant et renverse son jus d’orange. À chaque fois, elle découvre qu’elle peut demander de l’aide. "J’y arrive pas !" "Je sais pas où est maman." "Je vais me faire gronder, j’ai renversé." Ces petites phrases, les enseignants de maternelle et les parents les entendent souvent. Certains enfants appellent à l’aide au moindre souci. D’autres n’osent jamais, par timidité, par fierté ou par peur d’être grondés. Et beaucoup ne savent pas à qui s’adresser dans un lieu inconnu. C’est tout l’intérêt du kit "Dans l’avion" d’Arthur la Tortue.
On peut être grand et avoir besoin d’aide. On peut demander poliment et calmement, même quand on a peur. On peut aussi aider un ami à obtenir de l’aide. Cette séance s’inscrit dans l’axe 2 du programme d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) : "Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir", autour de la notion "Savoir demander de l’aide pour soi ou pour les autres".
En bref : demander de l’aide est une compétence qui s’apprend dès 3 ans, à la maison comme à l’école. Avec le kit "Dans l’avion" d’Arthur la Tortue, parents et enseignants aident les enfants de 3 à 6 ans à reconnaître les adultes dont le métier est d’aider (uniforme, badge, personnel d’accueil), à formuler une demande calmement et poliment, à dire la vérité après un accident et à alerter un adulte quand un ami a besoin d’aide. Ils retiennent que demander de l’aide n’est pas une honte, mais une preuve de courage.
À la maison ou à l’école : une même conversation pour grandir ensemble
À la maison : en voyage, à la gare ou dans un magasin, montrez à votre enfant les personnes en uniforme ou avec un badge, et entraînez-vous à formuler une demande : « Bonjour, j’ai perdu ma maman, pouvez-vous m’aider ? ». Félicitez-le quand il ose demander de l’aide, même pour une petite chose.
À l’école : la séance ci-dessous se mène en grand groupe à partir des illustrations du kit, puis se prolonge dans les moments de vie de la classe.
Ensemble : quand parents et enseignants emploient les mêmes mots et les mêmes repères, l’enfant fait le lien entre ses deux univers. Les étapes et les questions qui suivent peuvent être utilisées telles quelles en classe ou adaptées à la maison, avec un seul enfant ou une fratrie.
Pourquoi apprendre à demander de l’aide dès la maternelle ?
À 3, 4 ou 5 ans, les enfants veulent "faire tout seuls". C’est une étape importante de leur autonomie. Mais cette envie s’accompagne parfois d’une difficulté à reconnaître ses limites. Un enfant peut s’entêter face à une tâche trop difficile, cacher une bêtise par peur, ou rester figé lorsqu’il est perdu. À l’inverse, certains enfants ne savent pas encore qui solliciter dans un lieu public.
Or, savoir demander de l’aide, c’est savoir se protéger.
Un enfant qui sait repérer un adulte en uniforme, expliquer calmement sa situation et oser dire "j’ai besoin d’aide" est mieux armé face aux imprévus. Et un enfant qui sait alerter un adulte pour un camarade devient un témoin actif, capable de protéger les autres. L’objectif n’est pas de rendre les enfants dépendants des adultes. Il est de leur apprendre à reconnaître le moment où l’aide est nécessaire, et à savoir vers qui se tourner.
Comment préparer une séance EVAR sur la demande d’aide à l’aéroport ?
Le kit "Dans l’avion" raconte, à travers le journal d’Aliénor, un voyage du hall de l’aéroport jusqu’à son siège dans l’avion. À chaque étape, Aliénor rencontre une difficulté et trouve un adulte pour l’aider : une agente avec un badge, une employée de l’aéroport, d’autres voyageurs, un agent de sécurité, des hôtesses de l’air, un adulte plus grand.
Fiche de préparation pédagogique
Niveau : petite, moyenne et grande section (PS, MS, GS).
Durée : 35 à 45 minutes, à répartir éventuellement sur deux séances.
Programme : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR).
Axe 2 : Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir.
Notion : savoir demander de l’aide pour soi ou pour les autres.
Objectif principal : savoir à qui et comment demander de l’aide dans un lieu public.
Objectifs complémentaires : reconnaître un adulte dont le métier est d’aider, formuler une demande calmement et poliment, accepter ses limites, dire la vérité après un accident, penser aux besoins des autres et notamment des personnes en situation de handicap.
Matériel : les sept illustrations du kit, les questions guidées, l’affiche des quatre règles, les puzzles, les coloriages, le memory, le labyrinthe et les fiches d’écriture.
Conseil pour l’enseignant : tous les enfants n’ont pas pris l’avion. On généralise régulièrement à d’autres lieux connus (gare, supermarché, piscine, musée) pour que la règle s’applique partout.
Étape 1 : que fait Aliénor quand elle ne voit plus sa maman à l’aéroport ? (5 minutes)
On commence par la première illustration. Dans un grand aéroport, Aliénor se retourne et ne voit plus sa maman. Elle regarde autour d’elle pour trouver un adulte dont le métier est d’aider les voyageurs. Elle repère une personne portant un uniforme et un badge de l’aéroport. Elle s’approche et explique calmement : "J’ai perdu ma maman." L’adulte la rassure, reste avec elle et fait tout pour retrouver sa famille.
La question à poser : "Comment reconnaître un adulte dont c’est le métier d’aider ?"
On laisse les enfants observer l’illustration et repérer les indices : l’uniforme, le badge, le comptoir. On explique : "Quand on est perdu, on ne part pas au hasard et on ne suit pas n’importe qui. On cherche un adulte qui travaille sur place : un agent, un policier, une personne à l’accueil." On rassure : avoir peur quand on est perdu est normal.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce normal d’avoir peur quand on est perdu ?
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Comment reconnaître un adulte qui travaille dans l’aéroport ?
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Quels autres adultes peuvent aider un enfant perdu ?
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Pourquoi est-il rassurant de demander de l’aide à ces personnes ?
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Que peux-tu regarder pour reconnaître un adulte dont c’est le métier d’aider ?
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Pourquoi est-il important de connaître ces règles avant d’en avoir besoin ?
Activité : qui porte un uniforme ? On présente des images de personnes (policier, pompier, hôtesse, caissière avec badge, passant). Les enfants repèrent celles qu’ils pourraient aller voir s’ils étaient perdus, en justifiant par un indice.
Phrase clé : "Quand je suis perdu, je cherche un adulte de confiance en uniforme ou avec un badge."
Étape 2 : à qui Aliénor demande-t-elle son chemin ? (5 minutes)
On présente la deuxième illustration. Aliénor ne sait plus quel terminal prendre. Elle demande son chemin à une employée de l’aéroport. Elle comprend que, dans un lieu public, elle peut s’adresser à un adulte qui travaille sur place et qui est là pour aider les voyageurs.
La question à poser : "Pourquoi vaut-il mieux demander plutôt que de partir au hasard ?"
On explique : "Si Aliénor partait au hasard, elle pourrait se perdre encore plus. En demandant, elle gagne du temps et reste en sécurité." On cherche avec les enfants comment demander poliment : "Bonjour, je suis perdue, pouvez-vous m’aider s’il vous plaît ?"
Questions à poser aux enfants
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Que peux-tu faire si tu ne sais pas où aller ?
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Est-ce courageux de demander de l’aide ?
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Que peux-tu dire pour demander ton chemin poliment ?
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Pourquoi vaut-il mieux demander plutôt que de partir au hasard ?
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Qui pourrais-tu aller voir dans un magasin, une gare ou un aéroport ?
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Que ressens-tu quand quelqu’un t’aide à retrouver ton chemin ?
Activité : la phrase magique. Les enfants s’entraînent par deux à formuler une demande d’aide complète : bonjour, ce qui ne va pas, s’il vous plaît, merci. On l’affiche en pictogrammes.
Phrase clé : "Quand j’ai besoin d’aide, je peux demander à un adulte qui travaille sur place."
Étape 3 : comment Aliénor demande-t-elle de passer devant dans la file ? (5 minutes)
On présente la troisième illustration. Aliénor fait la queue au contrôle des passeports. Elle se rend compte que son avion va bientôt décoller et commence à s’inquiéter. Elle prend une grande respiration et explique calmement sa situation aux autres voyageurs, qui la laissent passer.
La question à poser : "Pourquoi est-il important d’expliquer calmement sa situation ?"
On explique : "Aliénor aurait pu paniquer, pousser ou pleurer. Elle a respiré, puis elle a expliqué avec politesse. Les autres ont compris et l’ont aidée." On parle du corps quand on panique (cœur qui bat vite, mains moites) et de la respiration pour retrouver son calme.
Questions à poser aux enfants
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T’est-il déjà arrivé d’avoir peur d’être en retard ?
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Comment ton corps te montre-t-il que tu paniques ?
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Est-ce normal de demander de l’aide quand on est inquiet ?
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Pourquoi est-il important d’expliquer calmement sa situation ?
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Est-ce agréable de rendre service à quelqu’un qui en a besoin ?
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Pourquoi la gentillesse peut-elle rassurer quelqu’un ?
Activité : la respiration du ballon. On apprend aux enfants à gonfler leur ventre comme un ballon en inspirant, puis à le dégonfler doucement. On l’utilise avant de formuler une demande quand on est inquiet.
Phrase clé : "Quand j’ai une difficulté, je peux demander de l’aide avec calme et politesse."
Étape 4 : pourquoi Aliénor demande-t-elle de l’aide pour sa valise ? (5 minutes)
On présente la quatrième illustration. Au contrôle de sécurité, la valise d’Aliénor est trop lourde pour qu’elle la pose seule sur le tapis roulant. Elle demande de l’aide à un agent de sécurité, qui l’aide avec gentillesse.
La question à poser : "Est-ce courageux de dire que l’on n’y arrive pas tout seul ?"
On explique : "Aliénor aurait pu s’entêter et se faire mal. Elle a reconnu que la valise était trop lourde pour elle. Ce n’est pas un échec. C’est intelligent." On rappelle de remercier la personne qui nous a aidés.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que tout le monde peut avoir besoin d’aide parfois ?
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Est-ce courageux de dire que l’on n’y arrive pas tout seul ?
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T’est-il déjà arrivé qu’un objet soit trop lourd pour toi ?
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À qui peux-tu demander de l’aide dans ce cas ?
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Comment te sens-tu quand quelqu’un t’aide ?
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Comment peux-tu remercier une personne qui t’a rendu service ?
Activité : à deux, c’est plus facile. On propose de déplacer un gros carton ou un banc léger. Seul, c’est difficile. À deux, c’est possible. Les enfants constatent que l’aide rend les choses plus simples.
Phrase clé : "Quand une tâche est trop difficile pour moi, je peux demander de l’aide."
Étape 5 : comment Aliénor aide-t-elle son ami Albert à monter dans l’avion ? (5 minutes)
On présente la cinquième illustration. Aliénor et son ami Albert, qui se déplace en fauteuil roulant, arrivent devant l’avion. Un grand escalier mène à la porte. Ils se demandent comment Albert va pouvoir monter. Ils aperçoivent deux hôtesses de l’air et leur font signe. Aliénor découvre que les personnes en situation de handicap peuvent demander une assistance pour voyager en sécurité.
La question à poser : "Qui peux-tu aller voir si une personne a besoin d’aide dans un lieu public ?"
On explique : "Aliénor n’a pas besoin d’aide pour elle. Mais elle remarque que son ami en a besoin, et elle va chercher les bonnes personnes. Aider, c’est aussi veiller sur les autres." On souligne qu’Albert est un ami comme les autres, qui a simplement besoin d’une aide différente pour l’escalier.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que tout le monde peut monter un escalier de la même façon ?
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Peut-on avoir besoin d’une aide différente selon les situations ?
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Pourquoi est-il important que chacun puisse monter dans l’avion en sécurité ?
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As-tu déjà aidé quelqu’un qui avait des difficultés ?
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Qui peux-tu aller voir si une personne a besoin d’aide dans un lieu public ?
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Pourquoi est-il important de penser aux besoins des autres ?
Activité : je préviens un adulte. L’enseignant décrit des situations : un camarade est tombé, un ami pleure seul, un enfant ne trouve pas la sortie. Les enfants disent quel adulte ils préviendraient et ce qu’ils lui diraient.
Phrase clé : "Quand une personne a besoin d’aide, je peux demander l’aide d’un adulte."
Étape 6 : est-ce grave d’être trop petit pour ranger sa valise ? (5 minutes)
On présente la sixième illustration. Aliénor est installée dans l’avion. Elle veut ranger sa valise dans le compartiment au-dessus de son siège, mais elle est trop petite pour l’atteindre. Elle demande de l’aide à un adulte plus grand, qui l’aide avec gentillesse.
La question à poser : "Est-ce qu’être petit est une mauvaise chose ?"
On explique : "Aliénor est petite, et c’est normal. Il y a des choses qu’elle ne peut pas encore faire seule, et d’autres qu’elle fait très bien. Chacun a des capacités différentes." On précise que dans l’avion, des passagers et l’équipage sont autour, et que les parents d’Aliénor sont là : demander de l’aide à un adulte reste toujours plus sûr en présence de l’adulte qui accompagne.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que tout le monde peut atteindre le compartiment à bagages ?
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Est-ce qu’être petit est une mauvaise chose ?
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Est-ce que chacun a des qualités ou des capacités différentes ?
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Toi, y a-t-il des choses que tu fais facilement et d’autres pour lesquelles tu as besoin d’aide ?
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Pourquoi est-il important d’accepter l’aide des autres quand c’est nécessaire ?
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Comment peux-tu demander de l’aide poliment ?
Activité : je sais faire, j’apprends encore. Chaque enfant dessine une chose qu’il sait faire seul et une chose pour laquelle il a encore besoin d’aide. On affiche les dessins côte à côte.
Phrase clé : "Quand je n’y arrive pas seul, je peux demander de l’aide."
Étape 7 : que fait Aliénor après avoir renversé son jus d’orange ? (5 minutes)
On termine avec la septième illustration. Dans l’avion, Aliénor renverse son jus d’orange sur sa tablette et son siège. Plutôt que de paniquer, elle appelle une hôtesse de l’air et lui demande de l’aide pour nettoyer. Aliénor comprend que, lorsqu’un accident arrive, il vaut mieux demander de l’aide que d’essayer de tout cacher.
La question à poser : "Pourquoi vaut-il mieux dire la vérité plutôt que de cacher un accident ?"
On explique : "Tout le monde peut renverser un verre. Ce n’est pas une bêtise, c’est un accident. Si Aliénor le cache, le siège reste mouillé et elle reste inquiète. Si elle le dit, on l’aide à réparer." On rassure : un adulte de confiance ne gronde pas un enfant qui dit la vérité après un accident.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que tout le monde peut renverser un verre par accident ?
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Que peut-on faire quand un petit accident arrive ?
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Est-ce grave de demander de l’aide ?
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Quel est le rôle d’une hôtesse de l’air ?
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Pourquoi vaut-il mieux dire la vérité plutôt que de cacher un accident ?
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Comment te sens-tu quand quelqu’un t’aide à réparer une bêtise ?
Activité : oups, j’ai besoin d’aide. On place un verre d’eau sur une table et on le renverse volontairement (avec une petite quantité). Les enfants proposent quoi dire et quoi faire. On montre qu’on répare ensemble, sans gronder.
Phrase clé : "Quand un accident arrive, je peux demander de l’aide et dire la vérité."
Étape 8 : afficher les quatre règles pour demander de l’aide
Pour terminer, on revient sur les sept illustrations. "Combien de fois Aliénor a-t-elle demandé de l’aide pendant ce voyage ?" Les enfants comptent. "Est-ce qu’elle a eu honte ?" Non. On reprend alors les quatre règles du kit.
Les quatre règles à afficher en classe
1. Je peux demander de l’aide si je suis perdu ou inquiet.
À l’aéroport, il y a beaucoup de monde et de bruit. Si je ne comprends pas, si je ne trouve pas mes parents ou si j’ai peur, je le dis tout de suite. Demander de l’aide, c’est se protéger.
2. Je m’adresse à un adulte identifié.
Je demande de l’aide à un adulte responsable : parent, personnel de l’aéroport, hôtesse, policier. Choisir la bonne personne est important pour rester en sécurité.
3. Je peux parler pour quelqu’un.
Si je vois qu’un ami est triste, perdu ou n’ose pas parler, je peux prévenir un adulte. Aider, c’est aussi veiller sur les autres.
4. Je n’ai pas honte de demander.
Même si les autres semblent savoir quoi faire, j’ai le droit de poser des questions. Demander de l’aide montre du courage et de la responsabilité.
Phrase clé de la séance : "Demander de l’aide, pour moi ou pour un ami, c’est courageux."
Comment adapter cette séance EVAR en petite, moyenne et grande section ?
En petite section (PS), on sélectionne trois illustrations : la maman perdue, la valise trop haute et le jus renversé. L’objectif est de comprendre qu’on peut demander de l’aide sans honte.
En moyenne section (MS), on ajoute la valise trop lourde et la demande de chemin. Les élèves apprennent à formuler une demande polie et à repérer un adulte en uniforme.
En grande section (GS), on peut exploiter les sept illustrations et aborder la demande d’aide pour un ami, notamment pour Albert, ainsi que la gestion du stress avant de parler.
Dans toutes les sections, on généralise les règles à d’autres lieux publics connus des enfants.
Quelles activités proposer pour prolonger la séance ?
Le kit "Dans l’avion" comprend plusieurs supports complémentaires.
Les puzzles et les coloriages : chaque scène peut être reconstituée ou coloriée. On demande aux enfants qui aide Aliénor sur l’image et comment le reconnaître.
Le memory : les cartes représentent les scènes du kit. Avec les plus petits, on joue sans compter les points.
Le labyrinthe : les enfants suivent un chemin illustré avec les personnages, une bonne occasion de parler de l’orientation dans un grand lieu.
Les fiches d’écriture : le kit propose des exercices de tracé des chiffres 1, 2 et 3.
La littérature jeunesse : le kit fait référence à "P’tit Loup veut tout faire comme un grand" d’Orianne Lallemand. P’tit Loup veut tout faire seul, mais découvre qu’être grand, ce n’est pas toujours facile. Une lecture idéale pour parler de l’autonomie et de l’aide.
Ces activités peuvent être proposées en ateliers ou utilisées pour revenir sur les situations après la séance collective.
Comment savoir si les enfants savent demander de l’aide ?
En maternelle, on observe surtout si les enfants osent demander et s’ils savent à qui s’adresser. Un enfant peut notamment :
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Dire "j’ai besoin d’aide" quand une tâche est trop difficile.
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Repérer un adulte en uniforme ou avec un badge sur une image.
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Formuler une demande polie : bonjour, s’il vous plaît, merci.
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Dire la vérité après un petit accident.
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Prévenir un adulte quand un camarade a besoin d’aide.
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Expliquer qu’on reste sur place et qu’on demande à un adulte qui travaille là quand on est perdu.
Pour terminer, on peut demander : "Si tu perdais ta maman au supermarché, que ferais-tu ?" Une réponse possible : "Je reste là et je demande à la dame de la caisse." Quand les enfants transfèrent la règle à un autre lieu, l’apprentissage est solide.
Pourquoi utiliser Arthur la Tortue pour apprendre à demander de l’aide ?
Parce que les situations où l’on a besoin d’aide arrivent souvent par surprise, et qu’il est plus facile de s’y préparer à l’avance, au calme. En suivant Aliénor à l’aéroport, les enfants repèrent les adultes qui aident, les mots à dire et l’attitude à adopter. On peut demander : "Comment Aliénor sait-elle que cette dame peut l’aider ?" ou "Qu’a-t-elle fait pour Albert ?". Les enfants retiennent que demander de l’aide est un geste de courage, pour soi comme pour les autres.
Arthur la Tortue est un univers illustré qui aide les enfants de 3 à 6 ans, à la maison comme à l’école, à comprendre leurs émotions, leurs limites, le consentement et les relations avec les autres. Parents et enseignants y trouvent des supports communs pour parler d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) avec les mêmes mots.
Les illustrations sont des supports pour ouvrir le dialogue, à accompagner d’une discussion adaptée à l’âge des enfants.
À lire aussi : Conversation autour du supermarché : reconnaître une situation de danger avec un inconnu et Conversation autour du marché avec mamie : reconnaître un adulte de confiance.
Questions fréquentes
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Que doit faire un enfant de maternelle perdu dans un lieu public ?
Il s’arrête, reste où il est et cherche un adulte qui travaille sur place, reconnaissable à son uniforme, son badge ou sa place à un comptoir ou une caisse. Il dit simplement : « J’ai perdu ma maman. » Il ne suit pas un inconnu qui propose de partir ailleurs, comme le montre Aliénor à l’aéroport.
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Comment aider un enfant de 3-6 ans qui n’ose jamais demander de l’aide ?
On lui propose des phrases toutes prêtes, on valorise chaque demande et on montre que les adultes aussi demandent de l’aide. Demander n’est pas un échec, mais une façon intelligente de résoudre un problème. L’album « P’tit Loup veut tout faire comme un grand » d’Orianne Lallemand, cité dans le kit « Dans l’avion », aide à en parler.
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Pourquoi apprendre aux enfants de maternelle à demander de l’aide pour un camarade ?
Parce que les enfants sont souvent les premiers témoins des difficultés des autres : un ami qui pleure, qui est perdu ou qu’on embête. Dans le kit « Dans l’avion », Aliénor fait signe aux hôtesses de l’air pour son ami Albert, qui se déplace en fauteuil roulant. Prévenir un adulte protège sans se mettre en danger.
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À quel axe EVAR correspond la séance « Dans l’avion » et comment l’adapter en PS, MS et GS ?
Elle relève de l’axe 2, notion « Savoir demander de l’aide pour soi ou pour les autres », et dure 35 à 45 minutes. En PS : la maman perdue, la valise trop haute et le jus renversé. En MS, on ajoute la valise trop lourde et la demande de chemin. En GS, on exploite les sept illustrations.
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Comment travailler la demande d’aide en maternelle si les enfants n’ont jamais pris l’avion ?
On généralise régulièrement à des lieux connus, comme la gare, le supermarché, la piscine ou le musée, pour que la règle s’applique partout. Les illustrations libres d’interprétation d’Arthur la Tortue font parler les petits (et les grands) des grandes questions de l’enfance, à partir du voyage d’Aliénor de l’aéroport jusqu’à son siège.