Des sessions EVAR clés en main, pour aborder des sujets sensibles avec justesse et cadre.

De Arthur La Tortue

Conversation autour du psychologue : comment définir un adulte de confiance à qui parler avec Arthur la tortue ?

Comment expliquer aux enfants de 3 à 6 ans ce qu’est un adulte de confiance à qui l’on peut parler ? Une visite chez le psychologue peut devenir une séance d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) pour les enfants de 3 à 6 ans. À travers sept illustrations, Aliénor, l’amie d’Arthur la Tortue, arrive avec le cœur lourd après qu’une personne lui a fait du mal. Elle découvre qu’on peut parler avec des mots, avec un dessin, à son rythme, et qu’il existe des adultes formés pour écouter sans juger. "J’ai mal mais je sais pas où." "J’arrive pas à le dire." "Et si on me croit pas ?" Ces phrases, les enfants ne les prononçent pas toujours. Ils pleurent sans raison apparente, se renferment, dessinent quelque chose d’étrange. Pour les adultes qui les entourent, il est essentiel de savoir que ces "bobos invisibles" existent et qu’ils peuvent se soigner par la parole. C’est tout l’intérêt du kit "Chez le psychologue" d’Arthur la Tortue.

On peut avoir mal au cœur sans avoir mal au corps. On peut ne pas trouver ses mots et s’exprimer par le dessin. On peut être accompagné par des amis et par des adultes qui protègent. Cette séance s’inscrit dans l’axe 2 du programme d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) : "Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir", autour de la notion "Définir un adulte de confiance comme étant un adulte à qui on peut parler".

En bref : un adulte de confiance est un adulte à qui l’enfant peut parler, qui l’écoute sans se moquer, le croit et cherche à l’aider. Avec le kit "Chez le psychologue" d’Arthur la Tortue, parents et enseignants aident les enfants de 3 à 6 ans à découvrir que les "bobos du cœur" se soignent aussi, qu’on peut s’exprimer par le dessin quand les mots manquent, et que le psychologue, la police ou le 119 font partie des adultes qui aident et protègent.

À la maison ou à l’école : une même conversation pour grandir ensemble

À la maison : quand votre enfant semble préoccupé, proposez-lui de dessiner ce qu’il ressent plutôt que de lui demander de l’expliquer. Accueillez ce qu’il dit sans minimiser, et dites-lui que d’autres adultes (maîtresse, médecin, psychologue) peuvent aussi l’écouter.

À l’école : la séance ci-dessous se mène en grand groupe à partir des illustrations du kit, puis se prolonge dans les moments de vie de la classe.

Ensemble : quand parents et enseignants emploient les mêmes mots et les mêmes repères, l’enfant fait le lien entre ses deux univers. Les étapes et les questions qui suivent peuvent être utilisées telles quelles en classe ou adaptées à la maison, avec un seul enfant ou une fratrie.

Pourquoi parler de l’adulte de confiance et des bobos invisibles dès la maternelle ?

À 3, 4 ou 5 ans, les enfants savent dire qu’ils ont mal au genou ou au ventre. Mais il leur est beaucoup plus difficile d’expliquer une douleur qui ne se voit pas : une tristesse profonde, une peur, un souvenir qui revient. Ils ne savent pas toujours que cette douleur a le droit d’exister, ni qu’il existe des personnes pour les aider à la porter.

Or, savoir à qui parler est une protection essentielle pour un enfant.

Quand un enfant a déjà entendu parler des adultes de confiance, il sait vers qui se tourner le jour où quelque chose ne va pas. Il sait aussi qu’on peut parler à son rythme, qu’on a le droit de se taire un moment, et que parler n’est jamais une faute. L’objectif n’est pas de demander aux enfants ce qu’ils ont vécu. Il est de leur montrer que les adultes de confiance existent, qu’ils sont nombreux et qu’ils sont là pour écouter et protéger.

Comment préparer une séance EVAR sur l’adulte de confiance chez le psychologue ?

Le kit "Chez le psychologue" suit Aliénor depuis son arrivée dans le cabinet jusqu’à sa rencontre avec un policier. Elle a le cœur lourd, n’arrive pas à parler, dessine, laisse sortir des phrases emmêlées, confie un souvenir difficile, vient accompagnée de copines qui ont vécu quelque chose de semblable, puis accepte de parler à la police. À chaque étape, des adultes l’écoutent et la soutiennent.

Fiche de préparation pédagogique

Niveau : petite, moyenne et grande section (PS, MS, GS).

Durée : 30 à 40 minutes, à répartir éventuellement sur deux séances.

Programme : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR).

Axe 2 : Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir.

Notion : définir un adulte de confiance comme étant un adulte à qui on peut parler.

Objectif principal : savoir ce qu’est un adulte de confiance et pouvoir en nommer plusieurs.

Objectifs complémentaires : reconnaître qu’on peut avoir des "bobos invisibles", découvrir le dessin comme moyen d’expression, accepter de parler "en brouillon", comprendre le rôle du psychologue et du policier, connaître l’existence du 119.

Matériel : les sept illustrations du kit, les questions guidées, l’affiche des quatre règles, l’affiche du 119, les puzzles, les coloriages, le memory, le labyrinthe et les fiches d’écriture.

Conseil pédagogique : le kit évoque un enfant à qui une personne a fait du mal. On ne précise pas la nature de ce qui s’est passé et on ne demande pas aux élèves de raconter leurs expériences. Si un enfant se confie, on l’écoute à part, on le remercie, on lui dit que ce n’est pas sa faute, on ne promet pas de garder le secret et on informe la direction pour suivre le protocole de protection de l’enfance.

Étape 1 : pourquoi Aliénor va-t-elle chez le psychologue ? (5 minutes)

On commence par la première illustration. Aliénor arrive chez un psychologue. Elle a le cœur lourd, car quelque chose de difficile lui est arrivé avec une personne qui lui a fait du mal. Elle ne connaît pas encore ce professionnel, mais des adultes de confiance lui ont expliqué qu’elle pouvait venir parler ici en sécurité. Ils l’ont aidée à trouver cette personne.

La question à poser : "C’est quoi, un adulte de confiance ?"

On laisse les enfants proposer leurs idées. On construit ensemble une définition simple : un adulte de confiance, c’est un adulte avec qui je me sens en sécurité, qui m’écoute sans se moquer, qui me croit et qui cherche à m’aider. On explique ensuite : "Aliénor n’est pas seule. Des adultes l’ont aidée à trouver le psychologue, dont le métier est d’écouter et d’aider les enfants à se sentir mieux, petit à petit."

Questions à poser aux enfants

  • Est-ce qu’on peut avoir des choses difficiles à l’intérieur de soi ?

  • Est-ce que ça aide de garder tout pour soi ?

  • Est-ce qu’on peut parler même si c’est difficile ?

  • C’est quoi un adulte de confiance ? Est-ce qu’il écoute sans juger ?

  • Qui peut être un adulte de confiance pour toi ?

  • Que fait un psychologue ?

Activité : le portrait de l’adulte de confiance. On dessine au tableau une grande silhouette. Les enfants y ajoutent ce qui fait un adulte de confiance : des oreilles pour écouter, des bras pour consoler, une bouche qui ne se moque pas, un cœur qui protège.

Phrase clé : "Il existe des adultes qui m’écoutent et m’aident."

Étape 2 : qu’est-ce qu’un bobo invisible ? (5 minutes)

On présente la deuxième illustration. Aliénor arrive avec le cœur gros. Son cœur semble un peu fissuré, avec de petits pansements, comme s’il avait des bobos invisibles. Ce ne sont pas des blessures du corps, mais des bobos affectifs. Elle a des émotions difficiles qu’elle ne comprend pas toujours.

La question à poser : "Est-ce que parfois on peut avoir des bobos qu’on ne voit pas ?"

On explique : "Quand on tombe, on voit le bobo sur le genou. Mais quand on est très triste, inquiet ou perdu, le bobo est à l’intérieur. Il fait mal aussi, et il mérite d’être soigné." On invite les enfants à dire comment le corps réagit quand le cœur est lourd : envie de pleurer, ventre serré, fatigue, envie d’être seul.

Questions à poser aux enfants

  • Est-ce que parfois on peut avoir des bobos qu’on ne voit pas ?

  • Quand ton cœur est lourd, comment ton corps se sent-il ?

  • Est-ce que c’est important de parler quand on se sent triste ou inquiet ?

  • À qui peux-tu parler quand quelque chose te fait mal au cœur ?

  • Est-ce que pleurer ou être triste, c’est autorisé ?

  • Est-ce que parler peut aider le cœur à se sentir plus léger ?

Activité : le cœur et ses pansements. Chaque enfant colorie un grand cœur en papier. On propose des pansements dessinés portant des mots qui font du bien : "je t’écoute", "tu n’es pas seul", "je te crois". Les enfants les collent sur leur cœur.

Phrase clé : "Quand mon cœur a un bobo invisible, je peux en parler à un adulte de confiance."

Étape 3 : pourquoi Aliénor dessine-t-elle au lieu de parler ? (5 minutes)

On présente la troisième illustration. Aliénor n’arrive pas à raconter avec des mots. Les phrases restent bloquées dans sa gorge. La psychologue lui propose de dessiner. Aliénor trace un homme et une petite fille qui lui ressemble. Ils se tiennent la main, mais sur son visage, elle ajoute des larmes. Quelque chose s’est passé qui l’a mise mal à l’aise. L’adulte a été "bizarre", sans que ce soit facile à expliquer.

La question à poser : "Est-ce qu’on peut dessiner quand on ne sait pas quoi dire ?"

On explique : "Parfois, les mots sont trop difficiles à trouver. Le dessin peut aider à montrer ce qu’on ressent. La psychologue regarde le dessin avec attention et comprend qu’Aliénor est triste." On rappelle qu’un adulte peut parfois faire quelque chose qui met mal à l’aise, et que le corps le signale. On s’arrête là, sans interpréter davantage.

Questions à poser aux enfants

  • Pourquoi parfois c’est difficile de parler avec des mots ?

  • Est-ce qu’on peut dessiner quand on ne sait pas quoi dire ?

  • Est-ce que dessiner peut aider le cœur à se sentir plus léger ?

  • Comment se sent l’enfant dans son dessin ? Pourquoi a-t-elle dessiné des larmes ?

  • Est-ce que parfois un adulte peut faire quelque chose qui nous met mal à l’aise ?

  • Comment ton corps te dit que quelque chose n’est pas confortable ?

Activité : dessiner une émotion. On demande aux enfants de dessiner une émotion de leur choix (joie, colère, tristesse, peur) sans la nommer. Les autres essaient de la reconnaître. On montre qu’un dessin peut parler sans mots.

Phrase clé : "Dessiner peut alléger mon cœur et m’aider à me sentir en sécurité."

Étape 4 : peut-on parler même quand les pensées sont emmêlées ? (5 minutes)

On présente la quatrième illustration. Aliénor est allongée sur le canapé du cabinet. Les phrases sortent, mais elles sont mélangées, comme des fils emmêlés. La psychologue l’écoute avec attention. Elle ne la coupe pas, ne la presse pas. Avec douceur, elle l’aide à défaire les nœuds en posant des questions simples. Petit à petit, ce qui était brouillon devient plus clair.

La question à poser : "Est-ce que c’est grave si on parle un peu en brouillon ?"

On explique : "Non. Quand on a vécu quelque chose de difficile, c’est normal que les idées se mélangent. Un adulte de confiance prend le temps d’écouter et aide à remettre les idées dans l’ordre." On rassure : il n’est pas nécessaire de bien raconter pour être aidé.

Questions à poser aux enfants

  • Est-ce que parfois les pensées peuvent être mélangées dans la tête ?

  • Comment ta tête se sent quand il y a trop de pensées en même temps ?

  • Est-ce que c’est difficile de raconter quand tout est en désordre ?

  • Est-ce que parler peut aider à mettre les idées dans le bon ordre ?

  • Est-ce que c’est grave si on parle un peu en brouillon ?

  • Comment ton cœur se sent quand quelqu’un t’aide à comprendre ?

Activité : la pelote de laine. L’enseignant montre une pelote emmêlée. Avec l’aide de deux enfants, il la démêle doucement en expliquant qu’à plusieurs et avec patience, on finit par y voir clair. C’est ce que fait la psychologue avec les pensées d’Aliénor.

Phrase clé : "Je peux parler même si mes pensées sont mélangées, et on peut m’aider à les mettre en ordre."

Étape 5 : pourquoi Aliénor confie-t-elle un souvenir difficile ? (5 minutes)

On présente la cinquième illustration. Aliénor parle d’un sujet intime, d’un événement qui n’est pas de son âge et qui la bouleverse encore. Elle le confie à un adulte de confiance, dans un espace sécurisant. Le psychologue a l’air attentif et un peu préoccupé. Il écoute sans juger et aide Aliénor à mettre des mots sur ce qu’elle a ressenti.

La question à poser : "Est-ce que les adultes doivent écouter sans gronder ?"

On explique : "Aliénor a osé parler. Le psychologue ne la gronde pas, ne se moque pas. Il la prend au sérieux. C’est ce que fait un adulte de confiance." On rappelle que le corps d’un enfant lui appartient, et que si quelque chose ne va pas, il a le droit d’en parler.

Questions à poser aux enfants

  • À quoi sert un adulte de confiance ?

  • Est-ce que c’est important de parler quand quelque chose nous inquiète ?

  • À qui peux-tu parler si quelque chose te fait mal ou te rend triste ?

  • Est-ce que les adultes doivent écouter sans gronder ?

  • Comment ton cœur se sent quand quelqu’un t’écoute vraiment ?

  • Est-ce que tu as le droit de dire quand quelque chose te rend triste ou inquiet ?

Activité : les oreilles qui écoutent. Par deux, un enfant raconte un petit souvenir joyeux pendant que l’autre l’écoute sans l’interrompre, en le regardant. Puis on inverse. On discute : comment se sent-on quand on est vraiment écouté ?

Phrase clé : "Mon corps m’appartient et je peux parler si quelque chose ne va pas."

Étape 6 : pourquoi Aliénor vient-elle avec ses copines ? (5 minutes)

On présente la sixième illustration. Aliénor n’est pas venue seule. Elle a demandé à des copines qui ont vécu quelque chose de similaire de l’accompagner. Elles se soutiennent. Venir à plusieurs leur donne du courage. La psychologue les écoute une par une, prend ce qu’elles disent au sérieux, ne juge pas et ne minimise pas.

La question à poser : "Est-ce que parler à plusieurs peut donner du courage ?"

On explique : "Quand on découvre que d’autres ont vécu la même chose, on se sent moins seul. Et la parole devient plus forte." On rappelle que chaque enfant a le droit d’être cru, qu’il soit seul ou accompagné.

Questions à poser aux enfants

  • Comment on peut se sentir quand on est plusieurs ?

  • Est-ce que parler à plusieurs peut donner du courage ?

  • Est-ce que c’est plus facile de parler quand des amis sont là ?

  • Comment ton cœur se sent quand tu sais que tu n’es pas seul ?

  • Est-ce que tu as le droit d’être cru ?

  • Est-ce que demander de l’aide est une force ?

Activité : la chaîne de soutien. Les enfants forment une ronde en se tenant la main. Chacun dit à son voisin une phrase de soutien ("je suis là", "tu peux compter sur moi"). On montre que le groupe peut donner de la force.

Phrase clé : "Ensemble, nous sommes plus forts. Parler avec d’autres peut me donner du courage."

Étape 7 : pourquoi Aliénor parle-t-elle ensuite à un policier ? (5 minutes)

On termine avec la septième illustration. Après avoir parlé avec le psychologue, Aliénor accepte de parler à un policier. Elle est accompagnée et a déjà trouvé un peu de courage en mettant des mots sur ce qu’elle ressent. Le policier est là pour aider et protéger. Son rôle est de veiller à la sécurité des enfants et de trouver des solutions quand quelque chose n’a pas été juste.

La question à poser : "Est-ce que les policiers sont là pour protéger les enfants ?"

On explique : "Oui. Le policier ne punit pas Aliénor. Il l’écoute pour la protéger et pour que la personne qui lui a fait du mal ne recommence pas." On montre l’affiche du 119 du kit : un numéro national, joignable tous les jours, même la nuit, que les enfants comme les adultes peuvent appeler quand un enfant est en danger.

Questions à poser aux enfants

  • À quoi sert un policier ?

  • Est-ce que les policiers sont là pour protéger les enfants ?

  • Pourquoi Aliénor a-t-elle d’abord parlé à un adulte de confiance ?

  • Est-ce que demander de l’aide, c’est courageux ?

  • Comment ton cœur se sent quand quelqu’un te protège ?

  • Est-ce que tu as le droit d’être en sécurité ?

Activité : le numéro qui aide. On affiche le 119 en classe. Les enfants décorent l’affiche et répètent le numéro en comptant sur leurs doigts. On explique qu’il sert quand un enfant est en danger et qu’on peut y appeler avec l’aide d’un adulte.

Phrase clé : "J’ai le droit d’être en sécurité. Parler peut m’aider à être protégé."

Étape 8 : afficher les quatre règles et le numéro qui aide

Pour terminer, on revient sur les sept illustrations. "Qui a aidé Aliénor ?" Les enfants nomment les adultes de confiance, le psychologue, les copines, le policier. On reprend alors les quatre règles du kit, puis l’affiche du 119.

Les quatre règles à afficher en classe

1. Je peux parler ou me taire.

Je dis ce que je veux, à mon rythme. J’ai le droit de ne pas répondre.

2. Je peux poser des questions et dire ce que je ressens.

Si je suis triste, en colère, content ou inquiet, je peux le dire.

3. Le psychologue est là pour écouter sans juger.

Il a été formé pour écouter les autres, il ne se moque pas et il respecte ce qu’on lui confie : c’est son métier.

4. Ce que je dis est respecté.

On m’écoute avec attention et je peux demander qu’un adulte de confiance soit présent si j’en ai besoin.

Phrase clé de la séance : "Un adulte de confiance, c’est un adulte à qui je peux parler. Il m’écoute, me croit et m’aide."

Comment adapter cette séance EVAR en petite, moyenne et grande section ?

En petite section (PS), on sélectionne trois illustrations : l’arrivée chez le psychologue, le cœur et ses pansements, et le dessin. L’objectif est de comprendre qu’on peut avoir mal à l’intérieur et qu’on peut le dire à un adulte.

En moyenne section (MS), on ajoute les pensées emmêlées et le souvenir confié. Les élèves découvrent qu’on peut parler à son rythme et qu’un adulte de confiance écoute sans gronder.

En grande section (GS), on peut exploiter les sept illustrations, présenter le rôle du policier et l’affiche du 119.

Dans toutes les sections, on reste sur ce qui protège et on ne cherche pas à savoir ce qui est arrivé à Aliénor.

Quelles activités proposer pour prolonger la séance ?

Le kit "Chez le psychologue" comprend plusieurs supports complémentaires.

Le numéro à afficher en classe : une affiche présente le 119, son rôle et qui peut l’appeler. Elle peut être affichée dans la classe ou dans le hall de l’école.

Les puzzles et les coloriages : chaque scène peut être reconstituée ou coloriée. On demande aux enfants qui aide Aliénor sur l’image.

Le memory : les cartes représentent les scènes du kit. Avec les plus petits, on joue sans compter les points.

Le labyrinthe : les enfants suivent un chemin illustré avec les personnages.

Les fiches d’écriture : le kit propose des exercices de tracé des chiffres 1, 2 et 3.

La littérature jeunesse : le kit cite "L’intimité et le consentement" de Manon Paulic. L’extrait rappelle qu’il faut parler à un adulte de confiance quand des gestes ou des paroles mettent mal à l’aise, qu’on peut en parler à un autre adulte si le premier ne croit pas, et que ce n’est jamais la faute de l’enfant. Il mentionne aussi le 119 et le 114 par SMS. Cet extrait est plutôt destiné aux adultes ou aux plus grands.

Ces activités peuvent être proposées en ateliers ou utilisées pour revenir sur les situations après la séance collective.

Comment savoir si les enfants savent ce qu’est un adulte de confiance ?

En maternelle, on vérifie surtout que les enfants peuvent nommer des adultes de confiance et savent qu’ils ont le droit de parler. Un enfant peut notamment :

  • Donner une définition simple d’un adulte de confiance.

  • Nommer au moins deux adultes de confiance dans sa vie.

  • Comprendre qu’on peut avoir des bobos invisibles.

  • Savoir qu’on peut s’exprimer par le dessin.

  • Dire qu’on peut parler à son rythme et même en brouillon.

  • Expliquer que le psychologue et le policier aident les enfants.

  • Reconnaître l’affiche du 119.

Pour terminer, on peut demander : "Si ton cœur avait un bobo invisible, à qui pourrais-tu en parler ?" Chaque réponse qui nomme un adulte précis montre que l’enfant a construit son propre réseau de confiance.

Pourquoi utiliser Arthur la Tortue pour parler de l’adulte de confiance ?

Parce qu’un enfant qui souffre en silence ne sait pas toujours que des adultes peuvent l’aider. En suivant Aliénor du cabinet du psychologue jusqu’à sa rencontre avec le policier, les élèves découvrent ce chemin à distance, sans avoir à parler d’eux. On peut demander : "Pourquoi Aliénor dessine-t-elle ?" ou "Qui l’aide à se sentir mieux ?". Les enfants retiennent que les bobos invisibles se soignent, que la parole est accueillie et que l’on n’est jamais seul face à ce qui fait mal.

Arthur la Tortue est un univers illustré qui aide les enfants de 3 à 6 ans, à la maison comme à l’école, à comprendre leurs émotions, leurs limites, le consentement et les relations avec les autres. Parents et enseignants y trouvent des supports communs pour parler d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) avec les mêmes mots.

Les illustrations sont des supports pour ouvrir le dialogue, à accompagner d’une discussion adaptée à l’âge des enfants.

À lire aussi : Conversation autour du rituel du coucher : ne pas garder un secret qui fait mal et Conversation autour du marché avec mamie : reconnaître un adulte de confiance.

Questions fréquentes

  • Qu’est-ce qu’un adulte de confiance pour un enfant de maternelle ?

    C’est un adulte avec qui l’enfant se sent en sécurité, qui l’écoute sans se moquer, le croit et cherche à l’aider. Ce peut être un parent, un grand-parent, l’enseignant, l’ATSEM, un médecin ou un psychologue. Avec le kit « Chez le psychologue » d’Arthur la Tortue, chaque enfant apprend à en nommer plusieurs.

  • Comment expliquer le rôle du psychologue à un enfant de 3-6 ans ?

    On peut le présenter comme un docteur des bobos du cœur, que l’on voit quand on est très triste, inquiet ou perdu. Dans le kit, Aliénor arrive le cœur lourd, dessine quand les mots manquent et parle en brouillon. La psychologue l’écoute sans la presser ni la juger, et l’aide à remettre ses idées en ordre.

  • À quoi sert le 119 et comment le présenter en maternelle ?

    Le 119, Allô Enfance en Danger, est un numéro national gratuit, joignable tous les jours, jour et nuit, que les enfants comme les adultes peuvent appeler quand un enfant est en danger. Le kit « Chez le psychologue » fournit une affiche du 119 à décorer en classe, présentée surtout en grande section (GS).

  • À quel axe EVAR correspond la séance sur l’adulte de confiance chez le psychologue ?

    Elle relève de l’axe 2, « Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir », notion « Définir un adulte de confiance comme étant un adulte à qui on peut parler ». Elle dure 30 à 40 minutes : trois illustrations en PS, les pensées emmêlées et le souvenir confié en plus en MS, les sept en GS.

  • Comment parler des bobos invisibles en maternelle sans faire raconter le vécu des enfants ?

    On passe par le personnage d’Aliénor, sans préciser ce qui lui est arrivé ni interroger les élèves sur leurs expériences. Ces illustrations libres d’interprétation font parler les petits (et les grands) des grandes questions de l’enfance. Si un enfant se confie, on l’écoute à part, sans promettre le secret, et on informe la direction.