· De Arthur La Tortue
Conversation autour de la cour de récréation : comment identifier les sentiments comme l’amitié avec Arthur la tortue ?
Comment aider les enfants de 3 à 6 ans à comprendre ce qu’est l’amitié ? La cour de récréation peut devenir une séance d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) pour les enfants de 3 à 6 ans. À travers sept illustrations, Arthur la Tortue, Aliénor et Anh jouent côte à côte, se consolent, font un puzzle ensemble, participent à une course en sac, jouent aux cartes avec leur ami Albert, s’amusent au cerceau et découvrent le banc de l’amitié. "T’es plus mon copain !" "Tu joues pas à mon jeu, alors t’es pas mon ami." "Personne veut jouer avec moi." Ces petites phrases, les enseignants de maternelle les entendent chaque jour dans la cour. À cet âge, l’amitié est intense et changeante. On est ami le matin, fâché à midi, réconcilié le soir. Les enfants pensent souvent qu’un ami doit aimer les mêmes jeux, toujours jouer avec eux, ou leur ressembler. C’est tout l’intérêt du kit "Dans la cour de récréation" d’Arthur la Tortue.
On peut être amis sans faire la même activité. On peut être là pour un ami triste sans savoir réparer. On peut avoir des différences et passer de très bons moments ensemble. Cette séance s’inscrit dans l’axe 2 du programme d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) : "Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir", autour de la notion "Identifier différents types de sentiments, comme l’amitié".
En bref : l’amitié se découvre dans la cour de récréation, au parc ou entre cousins. Avec le kit "Dans la cour de récréation" d’Arthur la Tortue, parents et enseignants aident les enfants de 3 à 6 ans à découvrir qu’un ami est quelqu’un avec qui l’on se sent bien, qui respecte nos envies, nous console, nous aide à réfléchir et nous accueille tels que nous sommes. Ils apprennent aussi à repérer un camarade seul et à l’inviter à jouer, grâce au banc de l’amitié.
À la maison ou à l’école : une même conversation pour grandir ensemble
À la maison : au retour de l’école, demandez à votre enfant avec qui il a joué et ce qu’il aime chez ses copains. S’il évoque un enfant souvent seul, imaginez ensemble comment l’inviter à jouer le lendemain.
À l’école : la séance ci-dessous se mène en grand groupe à partir des illustrations du kit, puis se prolonge dans les moments de vie de la classe.
Ensemble : quand parents et enseignants emploient les mêmes mots et les mêmes repères, l’enfant fait le lien entre ses deux univers. Les étapes et les questions qui suivent peuvent être utilisées telles quelles en classe ou adaptées à la maison, avec un seul enfant ou une fratrie.
Pourquoi parler de l’amitié dès la maternelle ?
À 3, 4 ou 5 ans, les enfants passent de jeux côte à côte à de vrais jeux ensemble. Ils commencent à avoir des préférences, des "meilleurs amis", et découvrent aussi le rejet et la solitude. L’amitié leur procure beaucoup de joie, mais aussi des déceptions qu’ils ne savent pas toujours gérer.
Or, savoir ce qu’est un ami aide l’enfant à construire des relations qui lui font du bien.
Parler d’amitié en classe permet de distinguer l’amitié des autres sentiments, de comprendre ce qu’on peut attendre d’un ami et ce qu’on peut lui offrir. Cela aide aussi les enfants à accueillir les différences, à coopérer plutôt qu’à rivaliser, et à prendre soin de ceux qui se sentent seuls. L’objectif n’est pas d’obliger tous les enfants à être amis. Il est de leur apprendre à reconnaître une amitié qui fait du bien et à créer un climat où chacun trouve sa place.
Comment préparer une séance EVAR sur l’amitié dans la cour de récréation ?
Le kit "Dans la cour de récréation" raconte, à travers le journal d’Aliénor, deux récréations avec ses amis. Chaque illustration montre une facette de l’amitié : partager un moment sans faire la même chose, consoler, réfléchir ensemble, jouer en respectant les règles, accueillir un ami différent, profiter simplement d’être ensemble et aller vers celui qui est seul.
Fiche de préparation pédagogique
Niveau : petite, moyenne et grande section (PS, MS, GS).
Durée : 30 à 40 minutes, à répartir éventuellement sur deux séances.
Programme : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR).
Axe 2 : Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir.
Notion : identifier différents types de sentiments, comme l’amitié.
Objectif principal : savoir dire ce qu’est un ami et reconnaître les gestes de l’amitié.
Objectifs complémentaires : respecter les envies différentes, consoler un ami, coopérer, accepter de perdre, inclure un camarade différent, repérer la solitude d’un autre et l’inviter à jouer.
Matériel : les sept illustrations du kit, les questions guidées, l’affiche des quatre règles, les puzzles, les coloriages, le memory, le labyrinthe et les fiches d’écriture.
Conseil pédagogique : certains enfants de la classe peuvent se sentir seuls ou rejetés. On évite de leur demander devant le groupe s’ils ont des amis. Les personnages permettent d’aborder la solitude sans exposer personne. La séance peut être l’occasion d’installer un banc de l’amitié dans la cour.
Étape 1 : peut-on être amis sans jouer au même jeu ? (5 minutes)
On commence par la première illustration. Arthur et Aliénor dessinent à la craie pendant qu’Anh joue à la marelle. Ils ne font pas la même activité, mais ils apprécient tous d’être ensemble.
La question à poser : "Est-ce qu’on est obligé de faire la même chose pour être amis ?"
On explique : "Les trois amis ont des envies différentes, et chacun respecte celle des autres. L’amitié, ce n’est pas toujours faire la même chose. C’est aussi aimer passer du temps avec quelqu’un et le laisser libre de ses choix."
Questions à poser aux enfants
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Est-ce qu’un ami doit toujours aimer les mêmes jeux que nous ?
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Peut-on être amis même quand on fait des activités différentes ?
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Pourquoi est-ce important de respecter les goûts des autres ?
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Est-ce que chacun a le droit de choisir son jeu ?
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Peut-on jouer chacun à sa manière tout en restant ensemble ?
Activité : côte à côte. On propose un temps d’ateliers libres où chaque enfant choisit son activité, en restant à côté d’un ami s’il le souhaite. On en parle ensuite : était-on ensemble même en faisant des choses différentes ?
Phrase clé : "Un ami n’a pas besoin d’aimer les mêmes choses que moi. Nous pouvons être différents et rester amis."
Étape 2 : que fait Arthur quand Aliénor pleure ? (5 minutes)
On présente la deuxième illustration. Anh a donné un gros coup de pied dans la construction d’Aliénor, qui pleure. À côté, Arthur remarque tout de suite que quelque chose ne va pas. Il s’approche, préoccupé.
La question à poser : "Un ami est-il là seulement quand on s’amuse ?"
On explique : "Un ami n’a pas toujours besoin de réparer le problème. Parfois, il suffit de remarquer la tristesse de l’autre, de rester près de lui, de dire quelques mots gentils ou de proposer de recommencer ensemble." On peut aussi revenir sur le geste d’Anh : casser la construction d’un camarade lui fait de la peine.
Questions à poser aux enfants
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Que fait un ami quand il voit que tu as du chagrin ?
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Est-ce qu’un ami remarque quand quelque chose ne va pas ?
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Que peut dire un ami pour te réconforter ?
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Un ami est-il là seulement quand on s’amuse ?
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Est-il aussi là quand on est triste ou quand on a peur ?
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Comment sais-tu que quelqu’un est un bon ami ?
Activité : les mots doudous. On collecte avec les enfants des phrases qui consolent : "Je suis là", "Tu veux qu’on recommence ensemble ?", "Je comprends que tu sois triste". On les écrit sur des nuages accrochés au mur.
Phrase clé : "Un ami reste à mes côtés quand j’ai du chagrin. Un ami ne me laisse pas seul avec ma tristesse."
Étape 3 : pourquoi Arthur et Aliénor réussissent-ils mieux le puzzle ensemble ? (5 minutes)
On présente la troisième illustration. Arthur et Aliénor font un puzzle. Ils réfléchissent ensemble, proposent des idées et s’écoutent. Arthur remarque un détail qu’Aliénor n’avait pas vu. Aliénor trouve une pièce qu’Arthur cherchait depuis longtemps.
La question à poser : "Est-ce que deux amis pensent toujours exactement pareil ?"
On explique : "Arthur et Aliénor ne pensent pas pareil, et c’est justement ce qui les aide. Chacun apporte ses idées. Ensemble, ils trouvent des solutions qu’ils n’auraient pas trouvées seuls."
Questions à poser aux enfants
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Est-ce qu’un ami peut voir quelque chose que nous n’avions pas remarqué ?
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Est-ce que deux amis pensent toujours exactement pareil ?
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Peut-on avoir deux idées différentes et toutes les deux intéressantes ?
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Pourquoi est-il important d’écouter les idées des autres ?
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Peut-on demander de l’aide à un ami ? Peut-on aussi aider un ami quand il bloque ?
Activité : le puzzle à deux. Par binômes, les enfants reconstituent un puzzle du kit. Chacun a la moitié des pièces, et ils doivent se parler pour réussir.
Phrase clé : "Un ami peut m’aider à réfléchir. Ensemble, nous trouvons des idées que nous n’aurions pas trouvées seuls."
Étape 4 : faut-il gagner pour s’amuser avec ses amis ? (5 minutes)
On présente la quatrième illustration. Anh et Aliénor participent à une course en sac. Ils avancent en sautant pour atteindre la ligne d’arrivée. Pour jouer, ils doivent respecter les mêmes règles. Le plus important n’est pas forcément de gagner.
La question à poser : "Qu’est-ce qui fait une bonne équipe d’amis ?"
On explique : "L’amitié, c’est aussi jouer ensemble en respectant les règles, attendre son tour, accepter le résultat et rester content même quand on ne gagne pas." On rappelle le journal d’Aliénor : ils ont beaucoup ri pendant la course. Le plaisir partagé compte plus que la victoire.
Questions à poser aux enfants
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Pourquoi est-il important d’aider son ami à réussir aussi ?
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Comment un ami peut-il aider pendant une course ?
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Est-ce plus rassurant de faire équipe avec un ami ?
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Pourquoi les défis paraissent-ils plus faciles avec un ami ?
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Qu’est-ce qui fait une bonne équipe d’amis ?
Activité : la course à deux. En motricité, on organise une course où les enfants avancent par deux en se tenant la main ou en portant un ballon ensemble. Pour arriver, il faut s’attendre et s’encourager.
Phrase clé : "Avec un ami, nous nous aidons à aller plus loin."
Étape 5 : nos différences nous empêchent-elles d’être amis ? (5 minutes)
On présente la cinquième illustration. Plusieurs tortues jouent aux cartes. Parmi elles, Albert, qui se déplace en fauteuil roulant. Il participe comme les autres, réfléchit à ses cartes et partage ce moment avec ses amis. Les autres ne s’intéressent pas à ce qui les rend différents. Ils voient surtout un ami avec qui jouer et rire.
La question à poser : "Qu’est-ce qui compte le plus chez un ami : ce qu’il peut faire ou la personne qu’il est ?"
On explique : "L’amitié permet à chacun de trouver sa place dans le groupe. Les différences font partie de la vie et enrichissent les moments partagés." On peut chercher ensemble comment adapter un jeu pour que tout le monde puisse participer.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que les différences empêchent d’avoir des amis ?
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Est-ce qu’un ami a besoin d’être exactement comme nous pour jouer avec nous ?
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Comment peut-on accueillir quelqu’un qui est différent de nous ?
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Qu’est-ce qui compte le plus chez un ami : ce qu’il peut faire ou la personne qu’il est ?
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Peut-on apprendre des choses grâce aux différences des autres ?
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Comment montrer à quelqu’un qu’il est le bienvenu ?
Activité : un jeu pour tous. On choisit un jeu de cour connu et on cherche avec les enfants comment l’adapter pour qu’un camarade en fauteuil, avec un bras dans le plâtre ou très timide puisse y participer.
Phrase clé : "Nos différences ne nous empêchent pas d’être ensemble. Un ami m’accueille tel que je suis."
Étape 6 : a-t-on besoin d’un grand jeu pour être heureux entre amis ? (5 minutes)
On présente la sixième illustration. Arthur, Anh et Aliénor jouent au cerceau. Ils rient et passent un bon moment. Il n’y a ni compétition, ni défi, ni objectif. Ils apprécient simplement d’être ensemble.
La question à poser : "Peut-on être heureux simplement parce qu’on est avec quelqu’un qu’on aime bien ?"
On explique : "Parfois, l’amitié n’a pas besoin de grandes aventures. On peut être heureux simplement parce qu’on partage un moment avec des personnes qu’on aime bien." On aide les enfants à décrire ce qu’ils ressentent avec un ami : joie, calme, envie de rire.
Questions à poser aux enfants
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Est-ce qu’on a besoin d’un grand jeu pour passer un bon moment avec un ami ?
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Peut-on être heureux simplement parce qu’on est avec quelqu’un qu’on aime bien ?
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Est-ce qu’un ami doit toujours nous aider ou nous offrir quelque chose ?
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Peut-on apprécier un ami simplement pour sa présence ?
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Peut-on être amis même pendant des moments très simples ?
Activité : le moment simple. Chaque enfant dessine un moment tout simple qu’il aime partager avec un ami (rire, se balancer, regarder les nuages). On crée un album de classe des petits bonheurs.
Phrase clé : "Un ami, c’est quelqu’un avec qui je me sens bien."
Étape 7 : à quoi sert le banc de l’amitié ? (5 minutes)
On termine avec la septième illustration. Arthur est assis seul sur le banc de l’amitié. Ce banc permet à un enfant de montrer qu’il se sent seul ou qu’il aimerait que quelqu’un vienne jouer avec lui, sans avoir besoin de le dire. Anh comprend tout de suite. Il vient voir Arthur avec une corde à sauter et lui propose de rejoindre Aliénor.
La question à poser : "Comment peut-on reconnaître qu’un camarade se sent seul ?"
On explique : "On peut se sentir seul même quand il y a beaucoup d’enfants autour. Arthur n’osait pas demander. Le banc l’a aidé à montrer qu’il avait besoin de compagnie, et Anh a su le voir." On précise qu’un enfant invité n’est pas obligé d’accepter, et qu’on peut proposer sans insister.
Questions à poser aux enfants
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Comment peut-on reconnaître qu’un camarade se sent seul ou isolé ?
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Est-ce qu’on peut se sentir seul même quand il y a beaucoup d’enfants autour de nous ?
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Que peut ressentir un enfant qui aimerait jouer mais qui n’ose pas demander ?
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Que peut-on faire lorsqu’on voit un camarade seul ?
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Comment peut-on inviter quelqu’un à jouer avec nous ?
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Est-ce qu’un enfant est obligé d’accepter notre invitation ?
Activité : notre banc de l’amitié. Avec la classe, on choisit et décore un banc de la cour qui deviendra le banc de l’amitié. On explique la règle : quand quelqu’un est assis dessus, on peut aller lui proposer de jouer.
Phrase clé : "Si je vois quelqu’un seul, je peux aller vers lui et lui proposer de jouer avec moi."
Étape 8 : afficher les quatre règles de l’amitié dans la cour
Pour terminer, on revient sur les sept illustrations. "Qu’est-ce qu’un ami, finalement ?" Les enfants proposent leurs définitions : quelqu’un qui console, qui aide, avec qui on rit, qui nous accueille. On reprend alors les quatre règles du kit.
Les quatre règles à afficher en classe
1. Je suis gentil avec mes amis.
Dans la cour de récréation, j’utilise des mots et des gestes qui font du bien. Les moqueries et les paroles blessantes peuvent faire de la peine.
2. Je respecte les envies de chacun.
Un ami n’a pas toujours envie de jouer au même jeu que moi. Je peux accepter ses choix et lui laisser la liberté de décider.
3. J’aide quand quelqu’un en a besoin.
Si un camarade est triste, seul ou en difficulté, je peux lui proposer mon aide ou prévenir un adulte.
4. Je partage les bons moments.
L’amitié, c’est aussi jouer ensemble, rire, discuter et accueillir les autres dans ses jeux lorsque c’est possible.
Phrase clé de la séance : "Un ami, c’est quelqu’un avec qui je me sens bien, qui me respecte et qui est là quand j’en ai besoin."
Comment adapter cette séance EVAR en petite, moyenne et grande section ?
En petite section (PS), on sélectionne trois illustrations : jouer côte à côte, consoler et le cerceau. L’objectif est de dire ce qu’on aime faire avec un ami et comment le consoler.
En moyenne section (MS), on ajoute le puzzle et le banc de l’amitié. Les élèves découvrent la coopération et l’attention aux camarades seuls.
En grande section (GS), on peut exploiter les sept illustrations et aborder l’inclusion, le respect des règles du jeu et l’acceptation de la défaite.
Dans toutes les sections, on rappelle qu’on ne peut pas obliger quelqu’un à être notre ami, mais qu’on peut toujours être gentil avec tout le monde.
Quelles activités proposer pour prolonger la séance ?
Le kit "Dans la cour de récréation" comprend plusieurs supports complémentaires.
Les puzzles et les coloriages : chaque scène peut être reconstituée ou coloriée. On demande aux enfants quel geste d’amitié ils voient.
Le memory : les cartes représentent les scènes du kit. Avec les plus petits, on joue sans compter les points, et on peut y jouer à deux, en équipe.
Le labyrinthe : les enfants suivent un chemin illustré avec les personnages.
Les fiches d’écriture : le kit propose des exercices de tracé des chiffres 1, 2 et 3.
La littérature jeunesse : le kit cite "L’intimité et le consentement" de Manon Paulic, dont l’extrait définit l’ami comme quelqu’un en qui on a confiance, avec qui on aime rire, jouer, parler, et à qui on a envie de confier ses secrets.
Ces activités peuvent être proposées en ateliers ou utilisées pour revenir sur les situations après la séance collective.
Comment savoir si les enfants ont compris ce qu’est l’amitié ?
En maternelle, on observe surtout les comportements dans la cour après la séance. Un enfant peut notamment :
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Donner une définition simple d’un ami.
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Accepter qu’un ami joue à autre chose que lui.
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Consoler un camarade triste.
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Coopérer pour réussir un jeu ou un puzzle.
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Accepter de perdre sans se fâcher avec ses amis.
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Inclure un camarade différent.
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Aller vers un enfant seul, notamment sur le banc de l’amitié.
Pour terminer, on peut demander : "Arthur est seul sur le banc. Que ferais-tu ?" Quand les enfants proposent spontanément d’aller le chercher pour jouer, l’amitié devient un geste concret.
Pourquoi utiliser Arthur la Tortue pour parler d’amitié en maternelle ?
Parce que l’amitié se vit intensément à cet âge, mais se dit difficilement. En observant Arthur, Aliénor et Anh dans la cour, les enfants reconnaissent leurs propres moments de jeu, de dispute et de réconciliation. On peut demander : "Comment Arthur montre-t-il qu’il est un bon ami ?" ou "Pourquoi Anh va-t-il voir Arthur sur le banc ?". Les enfants découvrent que l’amitié se construit par de petits gestes, qu’elle accueille les différences et qu’elle n’oublie personne.
Arthur la Tortue est un univers illustré qui aide les enfants de 3 à 6 ans, à la maison comme à l’école, à comprendre leurs émotions, leurs limites, le consentement et les relations avec les autres. Parents et enseignants y trouvent des supports communs pour parler d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) avec les mêmes mots.
Les illustrations sont des supports pour ouvrir le dialogue, à accompagner d’une discussion adaptée à l’âge des enfants.
À lire aussi : Conversation autour du parc : comprendre l’envie et la jalousie et Conversation autour de la fête des Mères : parler d’amour et de fierté.
Questions fréquentes
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Comment expliquer l’amitié à un enfant de maternelle ?
Un ami est quelqu’un avec qui on se sent bien, avec qui on aime jouer et rire, qui nous respecte et reste là quand on est triste. Avec le kit « Dans la cour de récréation » d’Arthur la Tortue, les enfants de 3-6 ans voient Arthur, Aliénor et Anh consoler, partager, coopérer et inviter à jouer.
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Qu’est-ce que le banc de l’amitié dans une cour de maternelle ?
C’est un banc de la cour où un enfant s’assoit pour montrer qu’il se sent seul ou aimerait jouer, sans avoir à le demander. Les autres savent qu’ils peuvent l’inviter, sans insister. Dans la septième illustration d’Arthur la Tortue, Anh voit Arthur seul sur le banc et lui propose de rejoindre Aliénor avec une corde à sauter.
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Que faire quand un enfant de maternelle dit « t’es plus mon copain » ?
On accueille d’abord la colère ou la déception derrière la phrase, puis on aide les enfants à se parler. On rappelle qu’on peut être fâché un moment et rester amis, et qu’on ne menace pas un ami de lui retirer son amitié pour obtenir quelque chose. Les illustrations libres d’interprétation d’Arthur la Tortue aident à en parler sans exposer personne.
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À quel axe du programme EVAR correspond la séance sur l’amitié en maternelle ?
Elle s’inscrit dans l’axe 2 de l’Éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR), « Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir », notion « Identifier différents types de sentiments, comme l’amitié ». Ce programme, publié au Bulletin officiel n°6 du 6 février 2025, s’applique en maternelle depuis la rentrée 2025.
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Comment adapter la séance sur l’amitié en PS, MS et GS et combien de temps prévoir ?
Comptez 30 à 40 minutes, éventuellement sur deux séances. En PS, trois illustrations suffisent : jouer côte à côte, consoler et le cerceau. En MS, on ajoute le puzzle et le banc de l’amitié. En GS, on exploite les sept illustrations, dont la partie de cartes avec Albert en fauteuil roulant, pour aborder l’inclusion et la défaite.