Des sessions EVAR clés en main, pour aborder des sujets sensibles avec justesse et cadre.

De Arthur La Tortue

Conversation autour du docteur : comment définir le sentiment de confiance avec Arthur la tortue ?

Comment expliquer aux enfants de 3 à 6 ans ce qu’est le sentiment de confiance, et dans quel cadre un adulte peut toucher leur corps ? Une visite chez le docteur peut devenir une séance d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) pour les enfants de 3 à 6 ans. À travers sept illustrations, Aliénor, l’amie d’Arthur la Tortue, découvre comment se passe une consultation qui inspire confiance : le médecin écoute, explique, demande avant de toucher, protège l’intimité, et un parent reste présent. Elle découvre aussi ce qui doit l’alerter quand ces conditions ne sont pas réunies. "J’ai peur du docteur." "Pourquoi il doit regarder là ?" "Le stéthoscope, il est froid !" Ces petites phrases, les parents et les enseignants les entendent souvent. La visite médicale est l’une des rares situations où un adulte que l’enfant connaît peu peut toucher son corps, parfois ses parties intimes. C’est donc un moment idéal pour lui apprendre ce qui rend cette situation sûre. C’est tout l’intérêt du kit "Chez le docteur" d’Arthur la Tortue.

On peut avoir peur et se sentir rassuré quand on nous explique. On peut être pudique, même chez le médecin. On peut dire stop si quelque chose ne ressemble pas à d’habitude. Cette séance s’inscrit dans l’axe 2 du programme d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) : "Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir", autour du pilier "Définir le sentiment de confiance".

En bref : la confiance, c’est ce qu’on ressent quand on sait qu’une personne veut notre bien et respecte notre corps. Avec le kit "Chez le docteur" d’Arthur la Tortue, parents et enseignants aident les enfants de 3 à 6 ans à comprendre qu’un examen médical se fait avec des explications, l’accord de l’enfant, le respect de sa pudeur et la présence d’un adulte de confiance. Ils retiennent aussi que si l’une de ces conditions manque, ils peuvent dire stop et demander de l’aide, même face à un docteur.

À la maison ou à l’école : une même conversation pour grandir ensemble

À la maison : avant un rendez-vous chez le médecin, expliquez à votre enfant ce qui va se passer et rappelez-lui que vous resterez avec lui. Pendant l’examen, encouragez le médecin à lui parler directement : votre enfant voit ainsi à quoi ressemble un geste respectueux.

À l’école : la séance ci-dessous se mène en grand groupe à partir des illustrations du kit, puis se prolonge dans les moments de vie de la classe.

Ensemble : quand parents et enseignants emploient les mêmes mots et les mêmes repères, l’enfant fait le lien entre ses deux univers. Les étapes et les questions qui suivent peuvent être utilisées telles quelles en classe ou adaptées à la maison, avec un seul enfant ou une fratrie.

Pourquoi parler du sentiment de confiance chez le docteur dès la maternelle ?

À 3, 4 ou 5 ans, les enfants vont régulièrement chez le médecin. Beaucoup ont peur : ils ne savent pas ce qui va se passer, craignent les piqûres ou n’aiment pas se déshabiller. Dans le même temps, on leur apprend que leur corps leur appartient et que personne ne doit toucher leurs parties intimes. Ces deux messages peuvent sembler contradictoires.

Pourtant, la confiance repose sur un cadre clair, que l’enfant peut apprendre à reconnaître.

Expliquer à l’enfant pourquoi le médecin peut l’examiner, dans quelles conditions, et ce qui doit l’alerter, l’aide à la fois à être moins anxieux pendant les soins et à repérer une situation anormale. L’objectif n’est pas de rendre les enfants méfiants envers les médecins. Il est de leur montrer qu’une consultation qui inspire confiance a des règles, et que ces règles les protègent.

Comment préparer une séance EVAR sur la confiance chez le docteur ?

Le kit "Chez le docteur" raconte, à travers le journal d’Aliénor, plusieurs consultations. Le médecin écoute, rassure, explique, protège l’intimité avec un rideau, demande l’accord d’Aliénor, travaille porte ouverte avec une infirmière à côté, répond à ses questions. Puis une dernière illustration montre une consultation où rien de tout cela n’est respecté, et où Aliénor sent que quelque chose ne va pas.

Fiche de préparation pédagogique

Niveau : petite, moyenne et grande section (PS, MS, GS).

Durée : 30 à 40 minutes, à répartir éventuellement sur deux séances.

Programme : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR).

Axe 2 : Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir.

Pilier : définir le sentiment de confiance.

Objectif principal : comprendre ce qui rend une situation de soin digne de confiance : explication, accord, intimité respectée, adulte de confiance présent.

Objectifs complémentaires : diminuer l’anxiété liée à l’inconnu, savoir exprimer où l’on a mal, respecter sa pudeur, poser des questions sur son corps, distinguer cadre médical et cadre ordinaire, repérer une situation anormale et demander de l’aide.

Matériel : les sept illustrations du kit, les questions guidées, l’affiche des quatre règles, les puzzles, les coloriages, le memory, le labyrinthe et les fiches d’écriture.

Conseil pédagogique : on insiste sur le fait que la grande majorité des médecins respectent ces règles, pour ne pas créer de peur des soins. La dernière illustration se présente calmement, comme un exemple de "ce qui ne ressemble pas à d’habitude". Si un enfant se confie, on l’écoute à part et on suit le protocole de protection de l’enfance.

Étape 1 : pourquoi le docteur pose-t-il des questions avant de soigner ? (5 minutes)

On commence par la première illustration. Aliénor est un peu inquiète. Le docteur l’accueille et commence par lui poser des questions : où elle a mal, depuis quand, ce qu’elle ressent. Avant tout soin, il prend le temps d’écouter pour comprendre.

La question à poser : "Comment le docteur peut-il savoir ce qui ne va pas s’il n’écoute pas ?"

On explique : "Le docteur est un adulte de confiance dont le métier est d’écouter, d’observer et de soigner. Plus Aliénor explique ce qu’elle ressent, mieux il peut l’aider." On entraîne les enfants à dire où ils ont mal en montrant sur leur corps.

Questions à poser aux enfants

  • Que fait le docteur avant de soigner ?

  • Pourquoi pose-t-il des questions ?

  • Comment peut-il savoir ce qui ne va pas s’il n’écoute pas ?

  • Pourquoi est-il important de raconter ce que l’on ressent ?

  • Comment peux-tu expliquer où tu as mal ?

  • Pourquoi parler aide-t-il les autres à nous comprendre ?

Activité : le jeu du "j’ai mal où ?". Avec une poupée ou un dessin de silhouette, les enfants montrent où un personnage pourrait avoir mal et inventent ce qu’il dirait au docteur : "J’ai mal au ventre depuis ce matin."

Phrase clé : "Le docteur m’écoute pour mieux me soigner. Je peux expliquer ce que je ressens."

Étape 2 : pourquoi Aliénor se sent-elle mieux quand le docteur explique ? (5 minutes)

On présente la deuxième illustration. Avant d’entrer, Aliénor était très stressée. Elle ne connaissait pas le médecin et serrait son doudou très fort. Mais le médecin lui parle doucement, lui demande pourquoi elle a mal et lui explique calmement tout ce qui va se passer. Peu à peu, Aliénor se détend. Sa maman reste près d’elle.

La question à poser : "Pourquoi peut-on avoir peur quand on ne sait pas ce qui va se passer ?"

On explique : "Quand on ne sait pas, notre tête imagine plein de choses, parfois les pires. Quand on nous explique, on sait à quoi s’attendre, et la peur diminue. C’est ce qui commence à créer la confiance." On valorise aussi le doudou comme un moyen de se rassurer.

Questions à poser aux enfants

  • Qu’est-ce qui montre que c’est un cadre médical (cabinet, blouse, explications) ?

  • Pourquoi peut-on avoir peur quand on ne sait pas ce qui va se passer ?

  • Est-ce que ne pas comprendre augmente le stress ?

  • Qu’est-ce qui change quand le médecin explique ?

  • Est-ce que le docteur explique ce qu’il va faire ? Pourquoi expliquer rassure ?

Activité : la visite racontée. L’enseignant raconte étape par étape une visite chez le médecin (la salle d’attente, les questions, le stéthoscope, la gorge, les oreilles). Les enfants miment chaque étape sur une peluche. On montre que connaître les étapes rassure.

Phrase clé : "Quand on m’explique, je me sens plus en sécurité."

Étape 3 : comment le docteur protège-t-il l’intimité d’Aliénor ? (5 minutes)

On présente la troisième illustration. Aliénor a un bobo à un endroit intime de son corps que le docteur doit examiner pour la soigner. Elle est très pudique et inquiète à l’idée d’enlever ses vêtements. Sa maman reste près d’elle et la rassure. Dans le cabinet, un rideau protège son intimité : seules les personnes qui participent au soin peuvent être présentes.

La question à poser : "Est-ce normal d’être gêné quand on doit enlever des vêtements ?"

On explique : "Oui, c’est normal. La pudeur, c’est avoir envie de garder son corps privé. Chez le docteur, il arrive qu’il faille montrer une partie intime pour soigner un bobo. Mais cela se fait avec un parent à côté, un rideau, des explications, et seulement pour soigner."

Questions à poser aux enfants

  • Est-ce que certaines personnes aiment garder leur corps privé ?

  • Est-ce normal d’être gêné quand on doit enlever des vêtements ?

  • Est-ce que tout le monde a le même besoin d’intimité ?

  • Pourquoi est-ce important d’avoir un adulte de confiance avec soi ?

  • Est-ce que tout le monde peut entrer pendant un examen ?

  • Comment les adultes peuvent-ils protéger l’intimité d’un enfant ?

Activité : les gardiens de l’intimité. On liste avec les enfants ce qui protège l’intimité chez le docteur : le rideau, la porte, le parent présent, les explications. On les dessine autour d’une petite silhouette.

Phrase clé : "Mon intimité est importante, même chez le docteur."

Étape 4 : pourquoi Aliénor accepte-t-elle d’enlever son haut ? (5 minutes)

On présente la quatrième illustration. Le docteur parle doucement et sourit. Il demande à Aliénor d’enlever le haut pour écouter son cœur. Aliénor accepte, car sa maman est présente et lui explique que le docteur est une personne de confiance et que c’est son métier de soigner.

La question à poser : "Est-ce que tous les adultes ont le droit de demander d’enlever un vêtement ?"

On explique : "Non. Chez le docteur, certains gestes sont autorisés dans un cadre précis : pour la santé, avec l’accord de l’enfant et la présence d’un adulte de confiance. Si un adulte demande la même chose en dehors de ce cadre, ce n’est pas normal, et on en parle."

Questions à poser aux enfants

  • Peut-on demander qu’un adulte de confiance reste dans la pièce ?

  • Pourquoi la présence de la maman est-elle importante ?

  • Est-ce que tous les adultes ont le droit de demander d’enlever un vêtement ?

  • Est-ce que même un docteur doit demander ?

  • Peut-on dire stop si on ne comprend pas ?

  • Que doit-on faire si un adulte demande la même chose hors contexte médical ?

Activité : chez le docteur ou ailleurs ? L’enseignant décrit des situations (le docteur demande d’enlever le haut avec maman à côté, un voisin demande d’enlever son tee-shirt, l’infirmière scolaire regarde un bobo avec la maîtresse présente). Les enfants disent si c’est un cadre de soin sûr ou non.

Phrase clé : "Le docteur soigne quand un adulte de confiance est là."

Étape 5 : que demande le docteur avant de poser le stéthoscope ? (5 minutes)

On présente la cinquième illustration. Aliénor est chez le docteur avec son papa. Le docteur, un homme, explique qu’il va écouter son cœur et lui demande si elle est d’accord pour poser le stéthoscope sur sa poitrine. Le stéthoscope est un peu froid. La porte du cabinet reste ouverte, et une infirmière est présente, prête à aider.

La question à poser : "Est-ce que le docteur touche le corps pour jouer ou pour soigner ?"

On explique : "Le docteur explique, demande l’accord, utilise un outil pour vérifier la santé. Il travaille dans un cadre clair, avec d’autres adultes autour. C’est ce cadre qui donne confiance." On rassure sur le stéthoscope froid : c’est une sensation désagréable, pas un danger.

Questions à poser aux enfants

  • Est-ce que le docteur touche le corps pour jouer ou pour soigner ?

  • Est-ce que le docteur explique ce qu’il va faire ?

  • Que doit-on faire si quelqu’un touche sans expliquer ?

  • Est-ce que tu peux poser des questions ?

  • Que demande le docteur avant de poser le stéthoscope ?

  • Pourquoi le stéthoscope peut-il être froid ?

Activité : écouter son cœur. Les enfants posent la main sur leur propre cœur après une course, puis au repos, pour sentir la différence. Si l’école dispose d’un stéthoscope jouet, chacun peut écouter le cœur d’un camarade qui a dit oui.

Phrase clé : "On explique et on demande avant de toucher chez le docteur."

Étape 6 : peut-on poser des questions sur son corps au docteur ? (5 minutes)

On présente la sixième illustration. Aliénor est très curieuse et pose plein de questions sur son corps. Elle sait que le docteur a étudié longtemps pour le comprendre. Le médecin prend le temps de lui répondre : comment le cœur bat, comment les poumons respirent, comment le corps se défend quand on est malade. Aliénor est émerveillée.

La question à poser : "Pourquoi le docteur sait-il autant de choses sur le corps ?"

On explique : "Le docteur a fait de longues études pour connaître le corps humain. C’est pour cela qu’on peut lui faire confiance pour soigner. La confiance, c’est aussi savoir que quelqu’un a appris ce qu’il fait." On encourage les enfants à poser leurs questions sur le corps aux adultes qui savent.

Questions à poser aux enfants

  • Qui peut nous expliquer comment fonctionne notre corps ?

  • Pourquoi le docteur sait-il autant de choses ?

  • Que veut dire "faire des études" ?

  • Pourquoi faut-il apprendre longtemps pour soigner les gens ?

  • Pourquoi est-ce important de poser ses questions sur le corps à quelqu’un qui a appris ?

Activité : la boîte à questions sur le corps. Les enfants dictent leurs questions sur le corps à l’enseignant. On y répond ensemble avec un imagier ou un documentaire adapté, ou on les pose à l’infirmière scolaire lors d’une visite.

Phrase clé : "Le docteur sait soigner parce qu’il a étudié. On fait confiance à ceux qui ont appris."

Étape 7 : que doit faire Aliénor quand la consultation ne ressemble pas à d’habitude ? (5 minutes)

On termine avec la septième illustration. Aliénor sait qu’un examen se fait avec des explications et un adulte de confiance présent. Mais cette fois, le médecin ne lui explique pas ce qu’il va faire. Personne n’est à côté d’elle, l’infirmière a le dos tourné, et les gestes ne ressemblent pas à ceux d’habitude. Aliénor sent que la situation n’est pas normale. Son corps et son intuition lui envoient un signal d’alerte.

La question à poser : "Est-ce qu’on peut dire stop même à un docteur ?"

On présente cette scène calmement. On compare avec les illustrations précédentes : qu’est-ce qui manque ? Les explications, l’adulte de confiance, l’accord. On explique : "Quand une situation change par rapport à d’habitude, on écoute son corps. On peut dire stop, même à un docteur, et demander de l’aide tout de suite à un adulte de confiance."

Questions à poser aux enfants

  • Pourquoi l’absence d’explication est-elle un signal important ?

  • Pourquoi être seul sans adulte de confiance peut-il poser problème ?

  • Quand une situation change par rapport à d’habitude, que doit-on faire ?

  • Est-ce qu’un médecin doit toujours expliquer avant de toucher ?

  • Est-ce qu’on peut dire stop même à un docteur ?

  • Que signifie "je ne me sens pas en sécurité" ?

  • À qui peut-on en parler immédiatement ?

Activité : les trois questions de la confiance. On apprend aux enfants trois questions à se poser chez le docteur : "Est-ce qu’on m’explique ?", "Est-ce que mon adulte est là ?", "Est-ce que je suis d’accord ?". Si une réponse est non, on dit stop et on en parle.

Phrase clé : "Chez le docteur, si ce n’est pas expliqué et sécurisé, je demande de l’aide."

Étape 8 : afficher les quatre règles de la confiance chez le docteur

Pour terminer, on revient sur les sept illustrations. "Qu’est-ce qui a aidé Aliénor à avoir confiance ?" Les enfants listent : les explications, sa maman ou son papa, le rideau, la porte ouverte, les réponses à ses questions. On reprend alors les quatre règles du kit.

Les quatre règles à afficher en classe

1. Je peux me déshabiller seulement s’il y a un autre adulte de confiance.

Un parent, un accompagnant ou un soignant est présent avec le médecin.

2. Si j’ai des questions sur mon corps, le docteur peut répondre.

Le docteur a fait des études pour connaître le corps et il m’explique avec des mots simples.

3. Mon corps m’appartient, même chez le docteur.

Le médecin demande avant de toucher, et c’est pour me soigner. Le docteur explique toujours ce qu’il va faire.

4. Si je suis gêné ou inquiet, je le dis.

J’ai le droit de dire stop, de demander une pause ou d’en parler à l’adulte qui m’accompagne.

Phrase clé de la séance : "J’ai confiance quand on m’explique, qu’on me demande et que mon adulte de confiance est là."

Comment adapter cette séance EVAR en petite, moyenne et grande section ?

En petite section (PS), on sélectionne trois illustrations : les questions du docteur, Aliénor rassurée avec son doudou et le stéthoscope. L’objectif est de diminuer la peur du médecin et de savoir qu’on peut dire où on a mal.

En moyenne section (MS), on ajoute l’examen avec la maman présente et les questions sur le corps. Les élèves découvrent les règles du cadre médical.

En grande section (GS), on peut exploiter les sept illustrations, y compris celle de la pudeur et celle de la situation anormale, et travailler les trois questions de la confiance.

Dans toutes les sections, on termine sur une note rassurante : les médecins sont là pour soigner, et ces règles permettent d’y aller sereinement.

Quelles activités proposer pour prolonger la séance ?

Le kit "Chez le docteur" comprend plusieurs supports complémentaires.

Les puzzles et les coloriages : chaque scène peut être reconstituée ou coloriée. On demande aux enfants ce qui, sur l’image, montre que la situation est sûre.

Le memory : les cartes représentent les scènes du kit. Avec les plus petits, on joue sans compter les points.

Le labyrinthe : les enfants suivent un chemin illustré avec les personnages.

Les fiches d’écriture : le kit propose des exercices de tracé des chiffres 1, 2 et 3.

La littérature jeunesse : le kit cite "Les pansements invisibles" de Baptiste Beaulieu. Dans l’extrait, une docteure demande à l’enfant elle-même si elle accepte d’être examinée, lui explique chaque geste et lui dit qu’elle peut demander d’arrêter à tout moment. Un exemple parfait de consultation qui inspire confiance.

Ces activités peuvent être proposées en ateliers ou utilisées pour revenir sur les situations après la séance collective.

Comment savoir si les enfants ont compris ce qu’est le sentiment de confiance ?

En maternelle, on vérifie surtout que les enfants connaissent les conditions d’une situation de soin sûre. Un enfant peut notamment :

  • Dire que le docteur explique et demande avant de toucher.

  • Savoir qu’un adulte de confiance reste avec lui pendant l’examen.

  • Exprimer où il a mal.

  • Dire qu’il est normal d’être gêné de se déshabiller.

  • Distinguer un examen médical d’une demande d’un adulte en dehors du cadre de soin.

  • Savoir qu’on peut dire stop, même à un docteur, si quelque chose ne va pas.

Pour terminer, on peut demander : "Comment sais-tu que tu peux avoir confiance chez le docteur ?" Une réponse possible : "Parce qu’il m’explique et que maman est là." Cette phrase résume l’essentiel de la séance.

Pourquoi utiliser Arthur la Tortue pour parler de la confiance chez le docteur ?

Parce que la visite médicale mêle peur, pudeur et confiance, et qu’il est difficile d’en parler au moment même de la consultation. En suivant Aliénor dans le cabinet, les enfants découvrent à l’avance ce qui rend une situation de soin sûre. On peut demander : "Qu’est-ce qui rassure Aliénor ?" ou "Qu’est-ce qui est différent sur la dernière image ?". Les enfants retiennent que la confiance repose sur des explications, un accord et la présence d’un adulte, et qu’ils peuvent toujours dire stop si ce cadre manque.

Arthur la Tortue est un univers illustré qui aide les enfants de 3 à 6 ans, à la maison comme à l’école, à comprendre leurs émotions, leurs limites, le consentement et les relations avec les autres. Parents et enseignants y trouvent des supports communs pour parler d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) avec les mêmes mots.

Les illustrations sont des supports pour ouvrir le dialogue, à accompagner d’une discussion adaptée à l’âge des enfants.

À lire aussi : Conversation autour du psychologue : définir un adulte de confiance à qui parler et Conversation autour de la plage : le consentement et les règles qui protègent.

Questions fréquentes

  • Comment expliquer à un enfant de maternelle que le médecin peut toucher son corps alors que personne ne doit le faire ?

    Le médecin peut examiner le corps, parfois les parties intimes, uniquement pour soigner, en expliquant ce qu’il fait, avec l’accord de l’enfant et en présence d’un parent ou d’un adulte de confiance. En dehors de ce cadre, personne ne doit toucher les parties intimes d’un enfant, comme le montre le kit « Chez le docteur ».

  • Qu’est-ce que le sentiment de confiance pour un enfant de 3-6 ans ?

    C’est ce qu’il ressent quand il sait qu’une personne veut son bien, lui explique ce qu’elle fait et respecte son corps et ses émotions. La confiance se construit avec un cadre clair. Les illustrations libres d’interprétation d’Arthur la Tortue font parler les enfants sur ce cadre, à partir des consultations vécues par Aliénor chez le docteur.

  • Comment rassurer un enfant de maternelle qui a peur du docteur ?

    On lui raconte à l’avance le déroulement d’une consultation, on l’autorise à prendre son doudou, on lui rappelle qu’il peut poser des questions et qu’un adulte de confiance reste avec lui. Dans le kit « Chez le docteur », Aliénor serre son doudou puis se détend quand le médecin explique calmement ce qui va se passer.

  • Que dire à un enfant de maternelle si une consultation médicale ne ressemble pas à d’habitude ?

    Il peut dire stop, même à un docteur, et demander de l’aide tout de suite à un adulte de confiance. La septième illustration montre Aliénor sans explication ni adulte présent. On apprend trois questions : « On m’explique ? », « Mon adulte est là ? », « Je suis d’accord ? ». Une seule réponse non suffit.

  • À quel axe EVAR correspond la séance chez le docteur et comment l’adapter en PS, MS et GS ?

    Elle relève de l’axe 2 de l’EVAR, « Rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir », pilier « Définir le sentiment de confiance », pour 30 à 40 minutes. En PS, on garde les questions, le doudou et le stéthoscope. En MS, on ajoute l’examen avec la maman. En GS, on exploite les sept illustrations.