· De Arthur La Tortue
Conversation autour des voisins : comment découvrir les différentes cultures avec fraternité et fierté avec Arthur la tortue ?
Comment apprendre aux enfants de 3 à 6 ans à respecter une tradition qu’ils ne comprennent pas, ou qui leur fait un peu peur ? Une année de fêtes chez les voisins peut devenir une séance d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) pour les enfants de 3 à 6 ans. À travers huit illustrations, Aliénor, l’amie d’Arthur la Tortue, découvre Thanksgiving, les sushis, Midsommar, le Día de Muertos, la danse du lion du Nouvel An chinois, les lumières de Deepavali, un Mardi Gras aux costumes traditionnels et l’Aïd el-Fitr. "Beurk, c’est pas cuit !" "C’est bizarre, ce costume." "Pourquoi ils font ça ?" Ces petites phrases, les enseignants de maternelle et les parents les entendent souvent. La curiosité des enfants est précieuse, mais elle peut vite se transformer en moquerie si on ne les accompagne pas. C’est tout l’intérêt du kit "Chez les voisins" d’Arthur la Tortue : construire des relations positives en prenant conscience du sentiment de fraternité et de fierté autour des différentes cultures.
On peut ne pas aimer un plat et respecter ceux qui l’aiment. On peut avoir peur d’un maquillage et comprendre pourquoi il compte pour son amie. On peut aussi être fier de son histoire et curieux de celle des autres. Cette séance s’inscrit dans l’axe 3 du programme d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) : "Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable", autour de la notion "Construire des relations positives en prenant conscience de ce qu’est le sentiment de fraternité et de fierté autour des différentes cultures".
En bref : dès 3 ans, découvrir d’autres cultures aide les enfants à s’ouvrir et à se sentir fiers de leur propre histoire. Avec le kit "Chez les voisins" d’Arthur la Tortue, parents et enseignants accompagnent les enfants de 3 à 6 ans pour leur faire comprendre qu’on n’est pas obligé de tout aimer ou de tout comprendre pour respecter, qu’on peut poser des questions sans juger, qu’on ne se moque jamais d’une couleur de peau, d’un prénom ou d’une tenue, et qu’on dit stop aux paroles racistes.
À la maison ou à l’école : une même conversation pour grandir ensemble
À la maison : racontez à votre enfant l’histoire de votre famille, de ses prénoms, de ses plats ou de ses fêtes, et invitez-le à poser des questions sur celles de ses copains ou de vos voisins. Goûter un plat, écouter une musique ou apprendre un mot d’une autre langue suffit à ouvrir la discussion.
À l’école : la séance ci-dessous se mène en grand groupe à partir des illustrations du kit, puis se prolonge dans les moments de vie de la classe.
Ensemble : quand parents et enseignants emploient les mêmes mots et les mêmes repères, l’enfant fait le lien entre ses deux univers. Les étapes et les questions qui suivent peuvent être utilisées telles quelles en classe ou adaptées à la maison, avec un seul enfant ou une fratrie.
Pourquoi parler des différentes cultures et de la fraternité dès la maternelle ?
Les classes de maternelle réunissent souvent des enfants d’origines, de langues et de traditions variées. Les enfants remarquent très tôt ces différences : un prénom qu’ils ne connaissent pas, un plat inhabituel, une fête qui n’est pas la leur. Leur réaction dépend beaucoup de la façon dont les adultes en parlent.
Or, je n’ai pas besoin de tout aimer ou de tout comprendre pour respecter les traditions dont mes amis sont fiers.
Le kit montre qu’on peut ressentir de la surprise, de l’incompréhension, voire de la peur face à une tradition, sans pour autant se moquer. L’objectif n’est pas de présenter chaque culture en détail. Il est d’apprendre aux enfants à être curieux avec respect, à accueillir la fierté des autres et à refuser les moqueries et les paroles racistes.
Comment préparer une séance EVAR sur la diversité culturelle et la fraternité ?
Le kit "Chez les voisins" raconte, à travers le journal d’Aliénor, une année où elle a l’impression de voyager autour du monde grâce à ses voisins. Elle découvre Thanksgiving avec ses voisins américains, goûte des sushis avec son amie japonaise, essaie de faire une couronne de fleurs pour Midsommar, se fait maquiller en squelette pour le Día de Muertos, aide Anh à s’entraîner à la danse du lion, marche par erreur sur une bougie de Deepavali, participe à un Mardi Gras aux tenues traditionnelles et admire la tenue de fête de sa voisine pour l’Aïd el-Fitr.
Fiche de préparation pédagogique
Niveau : petite, moyenne et grande section (PS, MS, GS).
Durée : 45 à 55 minutes, à répartir de préférence sur deux séances.
Programme : Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR).
Axe 3 : Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable.
Notion : construire des relations positives en prenant conscience de ce qu’est le sentiment de fraternité et de fierté autour des différentes cultures.
Objectif principal : comprendre qu’on peut respecter une culture ou une tradition même si on ne la connaît pas, ne la comprend pas ou ne l’aime pas.
Objectifs complémentaires : ressentir la fierté de partager ce qui compte pour soi, poser des questions sans juger, distinguer "je n’aime pas" de "c’est dégoûtant", accueillir sa peur ou sa frustration face à l’inconnu, respecter les objets et les vêtements qui comptent pour les autres, et ne jamais se moquer de l’apparence, du prénom ou de la langue d’un camarade.
Matériel : les huit illustrations du kit, les questions guidées, l’affiche des quatre règles, les puzzles, les coloriages, le memory, le labyrinthe et les fiches d’écriture.
Conseil pédagogique : on évite d’assigner un enfant à une culture ("toi qui es…, explique-nous"). On propose aux familles qui le souhaitent de partager une fête, un plat ou une chanson, sans obligation. Les descriptions des fêtes restent simples : si vous souhaitez en dire plus, je vous conseille de vérifier les informations auprès de sources fiables ou des familles concernées.
Étape 1 : peut-on être fier d’une fête qu’on célèbre en famille ? (5 minutes)
On commence par la première illustration. Aliénor découvre Thanksgiving avec ses voisins américains. Ils sont fiers de lui présenter cette fête, ses plats et une partie de son histoire. Aliénor découvre qu’une tradition peut être importante pour une famille, même si elle ne la connaît pas. Elle partage leur enthousiasme et se sent proche d’eux, malgré leurs histoires différentes.
La question à poser : "Est-ce que partager quelque chose que l’on aime peut nous rapprocher ?"
On explique : "Les voisins d’Aliénor sont fiers de leur fête. En la partageant, ils deviennent plus proches d’elle. Et toi, y a-t-il une fête que tu aimerais faire découvrir ?"
Questions à poser aux enfants
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Peut-on poser des questions quand on ne connaît pas une fête ?
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Est-ce que toutes les familles célèbrent les mêmes fêtes ?
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Est-ce qu’une fête peut raconter une partie de l’histoire d’un pays ?
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Est-ce que toi aussi, tu connais une fête que tu aimerais faire découvrir ?
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Qu’est-ce qui peut nous rendre fiers de notre famille ou de notre culture ?
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Est-ce que partager quelque chose que l’on aime peut nous rapprocher ?
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Peut-on être fier de quelque chose que fait notre famille ?
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Peut-on être fier d’une fête que l’on célèbre ensemble ?
Activité : la fête que j’aime. Chaque enfant dessine une fête qu’il aime célébrer (anniversaire, fête familiale, fête religieuse ou non) et dit ce qui le rend heureux ce jour-là. On affiche les dessins sous le titre "Nos fêtes".
Phrase clé : "Je peux être fier de mon histoire et découvrir celle des autres."
Étape 2 : "je n’aime pas", est-ce la même chose que "c’est dégoûtant" ? (5 minutes)
On présente la deuxième illustration. L’amie japonaise d’Aliénor est très fière de lui faire découvrir les sushis. Aliénor est surprise : elle ne comprend pas pourquoi certains aliments ne sont pas cuits. Elle pose des questions et découvre une façon de manger différente de la sienne. Elle comprend qu’elle peut être curieuse et heureuse pour son amie sans forcément aimer les mêmes choses.
La question à poser : "Quelle différence entre « je n’aime pas » et « c’est dégoûtant » ?"
On explique : "« Je n’aime pas », ça parle de moi et de mes goûts. « C’est dégoûtant », ça juge le plat, et ça peut blesser quelqu’un qui en est fier." On s’entraîne à dire "je n’aime pas, mais merci de m’avoir fait goûter".
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que "je n’aime pas" veut dire "c’est mauvais" ? Quelle différence entre "je n’aime pas" et "c’est dégoûtant" ?
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Est-ce qu’un aliment peut être délicieux pour quelqu’un et étrange pour quelqu’un d’autre ?
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Devons-nous tous aimer les mêmes choses ?
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Peut-on rester amis si l’on n’aime pas les mêmes aliments ?
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Est-ce normal d’être surpris par un aliment que l’on ne connaît pas ?
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Peut-on être curieux sans avoir envie de goûter ?
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Peut-on être fier d’un plat de sa famille ? Peut-on être fier de la cuisine de son pays ?
Activité : le goûter du monde. Avec l’accord des familles et après vérification des allergies, on propose de goûter quelques aliments variés. Chacun peut choisir de goûter ou seulement de regarder et sentir. On s’entraîne à dire ce qu’on ressent avec des mots respectueux.
Phrase clé : "Je peux ne pas aimer un plat d’un autre pays et respecter ceux qui l’aiment."
Étape 3 : peut-on respecter une fête sans vouloir la faire soi-même ? (5 minutes)
On présente la troisième illustration. Aliénor découvre Midsommar avec des voisins suédois, fiers de fabriquer leurs couronnes de fleurs. Aliénor ne comprend pas pourquoi ils cueillent les fleurs, et en plus, elle n’arrive pas à faire sa couronne. Elle apprend qu’elle peut ressentir de l’incompréhension ou de la frustration tout en respectant une tradition. En observant la joie de ses amis, elle comprend mieux pourquoi cette fête compte pour eux.
La question à poser : "Peut-on trouver quelque chose étrange sans se moquer ?"
On explique : "Aliénor est un peu frustrée, et c’est normal quand on n’arrive pas à faire quelque chose. Elle ne se moque pas. Elle regarde, elle demande « pourquoi ? » sans juger."
Questions à poser aux enfants
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Peut-on vivre la même fête et ressentir des émotions différentes ?
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Peut-on trouver quelque chose étrange sans se moquer ?
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Peut-on respecter quelque chose sans vouloir le faire soi-même ?
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Comment se sent-on quand quelqu’un s’intéresse à ce que l’on aime ?
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Comment se sent-on quand quelqu’un se moque de nos traditions ?
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Que peut-on faire quand quelque chose nous paraît étrange ?
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Peut-on demander "pourquoi ?" sans juger ?
Activité : la couronne de fleurs. Les enfants fabriquent une couronne avec des fleurs en papier. Certains y arrivent vite, d’autres demandent de l’aide. On parle de ce qu’on ressent quand on n’y arrive pas, et de la façon de s’entraider.
Phrase clé : "Je peux être curieux d’une fête différente sans être obligé de l’aimer."
Étape 4 : peut-on être fier de quelque chose qui fait peur à quelqu’un d’autre ? (5 minutes)
On présente la quatrième illustration. Aliénor prend peur en découvrant son visage dans le miroir : sa voisine mexicaine l’a maquillée en squelette pour le Día de Muertos. Son amie est très fière de lui faire découvrir cette tradition, qui permet notamment d’honorer et de se souvenir des proches décédés. Aliénor, elle, trouve son apparence effrayante. Une même tradition peut provoquer de la fierté chez l’une et de la peur chez l’autre.
La question à poser : "Est-ce que découvrir pourquoi une tradition existe peut nous aider à avoir moins peur ?"
On explique : "Aliénor a peur parce qu’elle ne connaît pas cette fête. Quand son amie lui explique que c’est une façon de se souvenir avec tendresse des personnes qu’on aimait, le maquillage devient moins effrayant." On aborde le sujet de la mort avec beaucoup de douceur, en restant sur l’idée du souvenir.
Questions à poser aux enfants
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Peut-on être fier de quelque chose qui fait peur à quelqu’un d’autre ?
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Pourquoi quelque chose que l’on ne connaît pas peut-il nous sembler étrange ou effrayant ?
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Est-ce que découvrir pourquoi une tradition existe peut nous aider à avoir moins peur ?
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Peut-on respecter une tradition sans vouloir faire exactement la même chose ?
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Comment peut-on montrer que l’on respecte ce qui est important pour un ami ?
Activité : le masque qui change. On montre une image qui peut sembler effrayante au premier regard (un masque de carnaval, par exemple), puis on raconte à quoi il sert et pourquoi il est important pour certaines personnes. On demande aux enfants si leur regard a changé après l’explication.
Phrase clé : "Je peux ne pas comprendre une tradition et respecter ceux qui en sont fiers."
Étape 5 : a-t-on le droit de ne pas aimer un bruit ? (5 minutes)
On présente la cinquième illustration. Anh, le voisin d’Aliénor, lui montre fièrement comment il s’entraîne pour la danse du lion du Nouvel An chinois. Aliénor essaie de l’aider, mais elle trouve le costume très lourd et n’aime pas le son puissant des tambours, des cymbales et des gongs. Dans cette tradition, le lion est associé au fait de chasser les mauvais esprits et d’apporter chance et prospérité. Aliénor comprend que ce qui lui semble bruyant est une grande source de fierté et de joie pour Anh.
La question à poser : "Peut-on aimer la même fête mais ne pas aimer les mêmes sensations ?"
On explique : "Aliénor a le droit de ne pas aimer les sons très forts. Ce n’est pas un rejet de la fête d’Anh. Elle peut se boucher un peu les oreilles et quand même admirer la danse."
Questions à poser aux enfants
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Est-ce qu’on peut sursauter quand on ne connaît pas un son ?
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Un bruit inconnu peut-il nous faire peur ?
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A-t-on le droit de ne pas aimer un bruit ?
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Est-ce que comprendre pourquoi un bruit existe peut nous aider à avoir moins peur ?
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Est-ce qu’un son peut avoir une signification particulière dans une tradition ?
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Peut-on aimer la même fête mais ne pas aimer les mêmes sensations ?
Activité : les sons du monde. On fait écouter quelques instruments ou enregistrements (tambour, gong, cloche, flûte). Les enfants disent si le son leur plaît, les surprend ou les gêne. On respecte toutes les réponses et on baisse le volume si un enfant est gêné.
Phrase clé : "Nous n’entendons pas tous les sons de la même façon. Un son inconnu peut me surprendre : je peux l’écouter et le comprendre."
Étape 6 : un objet ordinaire pour moi peut-il être précieux pour un autre ? (5 minutes)
On présente la sixième illustration. Aliénor a marché sans le vouloir sur une bougie posée au sol. Sa voisine indienne lui explique que, pendant Deepavali, les lumières et les lampes ont une signification particulière et ne sont pas simplement décoratives. Pour Aliénor, une bougie servait surtout à décorer ou à sentir bon. Elle découvre qu’un même objet peut avoir une valeur différente pour quelqu’un d’autre.
La question à poser : "Peut-on demander à quelqu’un de nous expliquer sa tradition ?"
On explique : "Aliénor n’a pas fait exprès. Elle ne savait pas. Sa voisine lui explique, et Aliénor peut s’excuser. Demander, c’est la meilleure façon de comprendre."
Questions à poser aux enfants
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Est-ce qu’un objet peut être important pour quelqu’un et pas pour quelqu’un d’autre ?
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Pourquoi certaines choses sont-elles spéciales pour certaines familles ?
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Est-ce que toutes les familles ont les mêmes traditions ?
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Est-ce qu’on peut ne pas comprendre une tradition que l’on ne connaît pas ?
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Que peut-on faire quand on ne comprend pas pourquoi quelque chose est important ?
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Peut-on demander à quelqu’un de nous expliquer sa tradition ?
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Comment peut-on respecter quelque chose qui est important pour quelqu’un d’autre ?
Activité : l’objet qui raconte. Les familles qui le souhaitent peuvent confier un objet auquel elles tiennent (une photo, un tissu, un ustensile). L’enfant le présente et raconte, avec l’aide de l’adulte, pourquoi il compte. On manipule les objets avec précaution, après avoir demandé.
Phrase clé : "Ce qui est ordinaire pour moi peut être très important pour quelqu’un d’autre."
Étape 7 : peut-on se moquer d’un costume ou d’une tradition ? (5 minutes)
On présente la septième illustration. À l’occasion de Mardi Gras, chacun a profité de la fête pour parler de sa culture, et tous se sont déguisés avec des tenues traditionnelles. Anh prend beaucoup de plaisir à faire découvrir la culture chinoise. Les amis portent aussi des dragons, des symboles importants dans de nombreuses cultures asiatiques. Réunir plusieurs traditions dans une seule fête permet de s’amuser et d’apprendre des autres.
La question à poser : "Comment peut-on montrer du respect pendant une fête ?"
On explique : "Pendant cette fête, chacun montre quelque chose de sa culture. On regarde, on pose des questions, on admire. On ne se moque pas d’une tenue ou d’une tradition."
Questions à poser aux enfants
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Est-ce que tous les enfants viennent de la même culture ?
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Est-ce intéressant d’apprendre comment les autres fêtent chez eux ?
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Sais-tu ce que représente le dragon dans certaines cultures ? Est-ce que chaque culture a des symboles importants ?
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Est-ce que le fait d’être déguisé change la façon de se comporter ?
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Peut-on se moquer d’un costume ou d’une tradition ? Comment peut-on montrer du respect pendant une fête ?
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Comment peut-on accueillir la culture d’un camarade ?
Activité : le carnaval des cultures. Pour le carnaval de l’école, on propose aux enfants qui le souhaitent de venir avec un élément de tenue ou un accessoire qui compte dans leur famille. Avant le défilé, chacun peut présenter ce qu’il porte. On rappelle la règle : on admire, on ne se moque pas.
Phrase clé : "Les cultures sont différentes et toutes importantes. Je respecte la culture des autres."
Étape 8 : pourquoi met-on de beaux vêtements les jours de fête ? (5 minutes)
On termine avec la huitième illustration. Aliénor est invitée chez sa voisine musulmane pour célébrer l’Aïd el-Fitr. Son amie porte une belle tenue et est très fière de la montrer avant de retrouver sa famille. Aliénor ne comprend pas pourquoi tout le monde s’habille si élégamment pour passer la journée en famille. Son amie lui explique que c’est une journée spéciale de fête, de partage et de retrouvailles après le Ramadan.
La question à poser : "Un vêtement peut-il nous rappeler une fête ou une tradition ?"
On explique : "Pour l’amie d’Aliénor, sa tenue montre sa joie et sa fierté de célébrer. C’est comme quand on met un beau vêtement pour un anniversaire ou un mariage." On rappelle qu’on ne dit pas d’un vêtement qu’il est "bizarre" simplement parce qu’on ne le connaît pas.
Questions à poser aux enfants
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Pourquoi met-on parfois des vêtements différents pour les jours de fête ?
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Un vêtement peut-il nous rappeler une fête ou une tradition ?
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Est-ce que certaines tenues peuvent être importantes pour une famille ?
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Est-ce que toutes les familles portent les mêmes vêtements pour faire la fête ?
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Peut-on trouver un vêtement inhabituel simplement parce qu’on ne le connaît pas ?
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Peut-on demander à quelqu’un pourquoi il porte un vêtement particulier ?
Activité : ma tenue de fête. Chaque enfant dessine la tenue qu’il aime porter pour une fête et dit ce qu’il ressent quand il la porte. On regroupe les dessins et on remarque la variété des tenues, toutes porteuses de joie.
Phrase clé : "Nos vêtements peuvent être différents et chacun peut être fier de sa tenue."
Étape 9 : afficher les quatre règles pour vivre ensemble avec fraternité
Après avoir observé les huit illustrations, on rassemble les élèves. "Est-ce qu’Aliénor a tout aimé chez ses voisins ?" Non. Elle a été surprise, frustrée, parfois effrayée. "Est-ce qu’elle s’est moquée ?" Non plus. Elle a posé des questions et a respecté la fierté de ses amis. On reprend alors les quatre règles du kit.
Les quatre règles à afficher en classe
1. On respecte toutes les couleurs de peau.
Chaque enfant est beau et important. La couleur de peau ne change rien à l’amitié.
2. On ne se moque jamais.
On ne rit pas du visage, des cheveux, du prénom ou de la langue d’un camarade. Les moqueries blessent le cœur.
3. On joue tous ensemble.
Tout le monde a le droit de participer aux jeux. Personne n’est laissé de côté.
4. On dit stop aux paroles méchantes.
Si quelqu’un dit quelque chose de raciste ou méchant, on dit "stop" et on en parle à la maîtresse ou au maître.
Phrase clé de la séance : "Je n’ai pas besoin de tout aimer ou de tout comprendre pour respecter les traditions dont mes amis sont fiers."
Comment adapter cette séance EVAR en petite, moyenne et grande section ?
En petite section (PS), on sélectionne trois illustrations : Thanksgiving, les sushis et la tenue de l’Aïd. L’objectif est de découvrir que les familles fêtent et mangent différemment, et qu’on ne se moque pas.
En moyenne section (MS), on ajoute Midsommar, la danse du lion et Mardi Gras. Les élèves découvrent qu’on peut ressentir de la frustration ou ne pas aimer un bruit tout en respectant une fête.
En grande section (GS), on peut exploiter les huit illustrations, y compris le Día de Muertos et Deepavali, et approfondir la notion de fierté et la réaction face à une parole raciste.
Dans toutes les sections, on veille à ne pas réduire un enfant à une culture, et à laisser chacun libre de partager ou non son histoire.
Quelles activités proposer pour prolonger la séance ?
Le kit "Chez les voisins" comprend plusieurs supports complémentaires.
Les puzzles : chaque illustration peut être reconstituée. Une fois le puzzle terminé, les enfants nomment la fête et ce qu’ils ont appris dessus.
Les coloriages : les enfants retrouvent les scènes des fêtes en noir et blanc et choisissent leurs couleurs.
Le memory : les cartes représentent les scènes du kit. Avec les plus petits, on peut jouer sans compter les points.
Le labyrinthe : les enfants aident Aliénor à trouver son chemin d’une maison à l’autre. L’activité travaille l’attention et le repérage dans l’espace.
Les fiches d’écriture : le kit propose des exercices de tracé des chiffres 1, 2 et 3, accompagnés des personnages.
La littérature jeunesse : le kit fait référence à "J’ai deux pays dans mon cœur" de Catherine Dolto, un livre qui parle d’enfants venus des quatre coins du monde et du plaisir de partager ses histoires. Il permet de prolonger la discussion sur la fierté de ses origines et l’amitié.
Ces activités peuvent être proposées en ateliers ou utilisées pour revenir sur les situations après la séance collective.
Comment savoir si les enfants ont compris le respect des différentes cultures ?
En maternelle, on observe surtout la façon dont les enfants réagissent face à ce qui est nouveau pour eux. Un enfant peut notamment :
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Poser des questions sur une fête ou un plat sans se moquer.
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Dire "je n’aime pas" plutôt que "c’est dégoûtant".
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Parler avec fierté d’une fête ou d’une tradition de sa famille.
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Respecter un objet ou un vêtement qui compte pour un camarade.
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Accepter de ne pas tout comprendre ou de ne pas tout aimer.
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Ne pas se moquer d’un prénom, d’une langue ou d’une apparence.
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Dire "stop" face à une parole méchante et prévenir un adulte.
Pour terminer, on peut montrer l’illustration des sushis et demander : "Que peut dire Aliénor à son amie ?" Une réponse possible : "Je n’aime pas trop, mais merci de m’avoir fait découvrir." Tout l’apprentissage de la séance tient dans cette phrase.
Pourquoi utiliser Arthur la Tortue pour parler des cultures et de la fraternité en maternelle ?
Parce que le kit montre une enfant qui ne comprend pas tout, n’aime pas tout, et qui pourtant respecte ce que vivent ses voisins. Les enfants se reconnaissent dans les réactions d’Aliénor (surprise, frustration, peur) et découvrent qu’elles sont normales. On peut demander : "Qu’est-ce qui rend la voisine fière ?" ou "Comment Aliénor montre-t-elle son respect ?". Les enfants apprennent qu’on peut être fier de son histoire, curieux de celle des autres, et que la fraternité commence par le respect.
Arthur la Tortue est un univers illustré qui aide les enfants de 3 à 6 ans, à la maison comme à l’école, à comprendre leurs émotions, leurs limites, le consentement et les relations avec les autres. Parents et enseignants y trouvent des supports communs pour parler d’Éducation à la Vie Affective et Relationnelle (EVAR) avec les mêmes mots.
Les illustrations sont des supports pour ouvrir le dialogue, à accompagner d’une discussion adaptée à l’âge des enfants.
À lire aussi : Conversation autour de Noël : parler des différentes familles et Conversation autour de la rue : développer l’empathie et l’entraide.
Questions fréquentes
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Comment parler des différentes cultures en maternelle sans faire de stéréotypes ?
En partant de ce que les enfants et les familles ont envie de partager, plutôt que de clichés sur un pays. Le kit « Chez les voisins » d’Arthur la Tortue propose huit illustrations libres d’interprétation qui font parler petits et grands, de Thanksgiving à l’Aïd el-Fitr, en rappelant que chaque famille vit sa culture à sa manière.
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Comment apprendre le respect des autres cultures aux enfants de 3-6 ans ?
En leur montrant qu’on n’a pas besoin de tout aimer ou de tout comprendre pour respecter les traditions dont ses amis sont fiers. Face aux sushis, Aliénor apprend à dire « je n’aime pas » plutôt que « c’est dégoûtant ». Les enfants posent des questions sans juger et ne se moquent jamais d’un prénom ou d’une tenue.
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Peut-on parler des fêtes religieuses à l’école maternelle ?
Oui, en les évoquant comme des faits culturels, de façon descriptive et respectueuse, sans promouvoir de croyance. Les règles précises liées à la laïcité à l’école méritent une vérification auprès des ressources officielles ou de l’inspection. On évite aussi d’assigner un enfant à une culture et on laisse chacun libre de partager ou non son histoire.
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Comment réagir face à une remarque raciste d’un enfant en maternelle ?
On réagit tout de suite et calmement : on nomme la parole comme blessante, on s’occupe d’abord de l’enfant visé, puis on parle avec l’enfant qui l’a dite pour comprendre d’où elle vient. On rappelle la règle du kit, « On dit stop aux paroles méchantes », et on en parle avec les familles si besoin.
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À quel axe du programme EVAR correspond la séance « Chez les voisins » et comment l’adapter en PS, MS et GS ?
Elle relève de l’axe 3, « Trouver sa place dans la société, y être libre et responsable », pour 45 à 55 minutes, de préférence sur deux séances. En PS : Thanksgiving, les sushis et la tenue de l’Aïd. La MS ajoute Midsommar, la danse du lion et Mardi Gras ; la GS exploite les huit illustrations.